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Littérature (très) savante

17 Sep 2018 11:16 #71 par Fabien Lyraud
Le dernier roman de Christine Ango se fait descendre par le Masque et la Plume.
www.franceinter.fr/livres/un-effondremen...n-tournant-de-la-vie

Quand la critique institutionnelle se retourne contre la littérature institutionnelle. Sont -ils en train d'ouvrir les yeux ?

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18 Sep 2018 15:34 #72 par Asavar
En même temps, Angot est une catastrophe. C'est nul et plat. Son "style" pue la fainéantise littéraire.
Une catastrophe à lire...

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26 Sep 2018 13:50 #73 par Fabien Lyraud

Avel écrit: C’est aussi la rentrée dans l’imaginaire, avec par exemple Bonheur™, de Jean Baret, chez le Bélial, qui en publie un extrait en ligne.

Question à lire, si le cœur vous en dit, après l’extrait :

Attention : Spoiler ! [ Cliquer pour agrandir ]


Je le vois en coup de cœur chez plusieurs libraires. Ça fait peur.

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05 Nov 2018 12:52 #74 par Fabien Lyraud
Les éditeurs privilégient la personnalité de l'auteur à ce qu'il a à raconter :
www.20minutes.fr/arts-stars/livres/23626...mbjQf4AB_Ln_8MpqVsoU

La personnalité, une manière déguisée de dire que l'on recrute sur CV ?

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05 Nov 2018 13:23 #75 par Jeb
La seule bonne nouvelle de l'article, c'est qu'ils prêtent un peu plus attention aux auto-publications au lieu de les ranger de base dans la case "trop mauvais pour être pris chez un vrai éditeur". Pour le reste, leur arrogance est amusante : "je suis un vrai pro, je sais en dix minutes si un manuscrit vaut le coup". Et c'est pour ça que vous publiez tant de mauvais livres parfaitement interchangeables...

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05 Nov 2018 20:12 #76 par Fabien Lyraud
Mais c'est Jérôme Vincent d'ActuSF et Calire Deslande de Bragelonne qui disent ça. Des éditeurs de genre.
Les éditeurs de blanche disent clairement se foutre de l'intrigue pourvu que l'auteur ait une personnalité.

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05 Nov 2018 21:16 #77 par Jeb
On aimerait que le genre fût plus littéraire dans ses sélections, mais honnêtement...

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14 Jan 2019 12:16 #78 par Fabien Lyraud
Le pathos est à la littérature ce que le cholestérol est à l'alimentation : du gras.
Il y en a du bon et du mauvais. Et la littérature blanche est celle qui n'a gardé que le gras du texte littéraire. La chair - le récit - a été évacuée. C'est de la malbouffe littéraire. De l'alimentation très riche en pathos.

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17 Jan 2019 09:27 - 17 Jan 2019 09:29 #79 par Jeb
Je n'ai absolument pas le temps, en ce moment, de vous tenir au courant autant que je le voudrais de la supériorité de la Littérature et de l'Art, mais ce qu'il y a de bien avec les grandes maisons d'édition, c'est qu'il suffit de 5 minutes pour copier-coller un paragraphe des premiers chapitres des nouveautés qu'elles proposent, et pour continuer son voyage dans le rien (mais, parfois, un rien qui se croit intelligent). Ce mois-ci...

Grasset

Simon Liberati, Occident

Pierre et moi nous avions en commun d’habiter la campagne. La sienne se trouvait à Paris, près du boulevard de Montmorency. Je n’avais qu’à prendre le métro pour lui rendre visite, souvent le mercredi après-midi avant de rentrer dans la mienne, dans le Nord-Est à Mortefontaine. J’aime le seizième arrondissement, surtout le quartier d’Auteuil où j’ai vécu autrefois chez une femme.

Philippe Joanny, Comment tout a commencé

Ils habitent le douzième arrondissement de Paris, à deux pas de la gare de Lyon, rue d’Austerlitz. L’hôtel de Bourgogne se trouve au numéro 7. Il est entouré d’autres hôtels. Comme on est à cinq minutes de la gare de Lyon et pas très loin de celle d’Austerlitz, dans la rue il n’y a quasiment que ça, des hôtels. Des établissements qui ne paient pas de mine, la plupart n’ont pas d’étoile mais ça ne les empêche pas d’afficher complet.

Le Seuil

Stéphane Malandrin, Le Mangeur de livres

Je sais que le temps est à la pensée ce que l’air est à l’oiseau, qu’entre deux battements d’ailes l’oiseau s’appuie sur l’air pour avancer, qu’entre deux pensées l’homme s’appuie sur le temps pour ne pas tomber ; je sais que l’air c’est le ciel, que le temps c’est l’Histoire ; je sais que dans le ciel l’atmosphère n’est pas homogène : quand deux points situés côte à côte subissent une pression différente, il y a du vent ; je sais que ce n’est plus seulement l’oiseau qui se déplace, c’est l’air lui-même qui emporte l’oiseau, tourne autour et le déstabilise ; je sais que dans le temps c’est la même chose : lorsque deux journées situées côte à côte subissent une pression trop forte, ce n’est plus la pensée de l’homme qui avance dans le temps, c’est le temps qui avance, emporte l’homme et le déstabilise.

POL

Bertrand Belin, Grands carnivores

Il a des responsabilités. Il est le récemment promu. Il devra garantir la bonne marche des entreprises cependant que son frère empilera des croûtes. Lui seul prendra sa part des efforts qu’un citoyen reconnaissant doit à l’Empire. Ce n’est encore que le début mais sa réputation va grandissant. On le reconnaît à l’opéra, par exemple. À l’opéra, ce soir, tu as vu ? j’ai vu. L’opéra où il admet qu’il est indispensable de se rendre quelques fois dans l’année, à l’occasion des premières, bien qu’il ne soit pas allé jusqu’à se rendre compte que les décibels et les gesticulations qu’il doit y supporter entretiennent un quelconque rapport avec le monde des arts qu’il a quoi qu’il en soit à cœur de cordialement mépriser.
***

Ce qui est navrant, cela dit et à la vitesse où vont les choses, c'est qu'on pourra bientôt jouer au même jeu avec la littérature de genre. Ce que notre niche met systématiquement en avant, d'un festival à une conférence, d'une émission "Mauvais Genres" à une campagne publicitaire, me paraît de plus en plus faible et de moins en moins imaginatif.

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17 Jan 2019 09:31 - 17 Jan 2019 09:35 #80 par Jeb
Sérieusement, comment peut-on écrire : "qu’il doit y supporter entretiennent un quelconque rapport avec le monde des arts qu’il a quoi qu’il en soit à cœur de cordialement mépriser" ?

Moi qui aime la musique du XXe siècle, je comprends très bien l'art de la dissonance, mais il ne s'agit pas là de provoquer des cacophonies de syllabes pour obtenir un effet stylistique, c'est écrit par un sixième, tout simplement...

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