Destination Fantasy : notre collection numérique dédiée à la Fantasy

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Voici ci-dessous le bilan des ventes et téléchargements pour le mois de janvier 2020. Ce bilan prend en compte les ventes de la boutique de Mots & Légendes et celles via les autres moyens de ventes (Immatériel pour le numérique, Amazon pour le papier et parfois libraires).

Bilan janvier 2020


Année qui commence timidement, avec quelques ventes et pas mal de choses à gérer de mon côté (redditions de compte, compta et quelques problèmes perso), ce qui explique le silence de la page et du site web.

Je ne m'étends pas trop sur ce mois de janvier, mais de bonnes choses se mettent en place, notamment pour avril. Je suis encore tenu au secret, mais j'espère bientôt partager une bonne nouvelle ! ;)

Je remercie également toutes les autrices et tous les auteurs pour leur bienveillance pendant la période de redditions de compte, c'est un soutien qui fait chaud au coeur et me motive !

Je vous souhaite à toutes et tous un excellent mois de février !

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Présentation d’Anthony Boulanger

Originaire de la région de Rouen, Anthony Boulanger vit maintenant à Paris, en compagnie de sa muse et de leurs deux jeunes fils.
Plusieurs de ses textes sont réunis dans les recueils Ecosystématique de fin de monde, aux Éditions Voy'el, La Boîte de Schrödinger – Exp. no 2, aux Éditions Walrus, Géniteurs et Fils aux Éditions du Chat Noir, et Quatre enquêtes d’Erem de l’Ellipse, aux Éditions Mots & Légendes.
Son premier roman, Zugzwang, est paru aux Éditions Elenya en 2014 et Au Crépuscule, roman de fantasy, a suivi en 2015 aux Éditions Voy'[el], ainsi que Les Reflets d’Earanë, roman de dark-fantasy aux Éditions Mythologica.
Touche-à-tout, il travaille aussi bien sur des micronouvelles que des romans et des scenarii de jeux de rôle et de BD, dans tous les genres de l’Imaginaire. Ses sujets de prédilection sont les Oiseaux, les Golems, la mythologie.
Parmi ses ouvrages de prédilection, on trouve : Le Silmarillion de Tolkien, La Compagnie Noir de Glen Cook, L’Enchanteur de Barjavel, Le Chant du Cosmos de Roland Wagner, La Horde du Contrevent de Damasio, les nouvelles robotiques d’Asimov.

Sa prochaine sortie : Le joug des Corbeaux, aux Éditions Mots et Légendes, une novella de fantasy.

Interview pour la parution de l’anthologie Chevaliers errants

Bonjour, Anthony, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
Bonjour, Ludovic ! En quelques mots, Rouennais ayant accosté à Paris dans sa jeunesse, auteur de SFFF depuis une dizaine d’années, chanceux ayant épousé sa muse et père de trois bambins (et toutes les présentations datant d’avant septembre 2019 sont maintenant obsolètes !) !

Pouvez-vous nous parler du processus d’écriture de votre nouvelle Dragon et trahison parue dans l’anthologie Chevaliers errants ?
C’est une nouvelle qui m’est venue assez facilement par rapport à d’autres et qui m’a permis de faire quelques clins d’œil à d’autres univers (Tolkien à travers les noms de certains lieux, Atsami à travers le nom d’un des protagonistes). Pour la thématique du « Chevalier Errant », j’étais initialement parti sur un autre texte, peut-être plus classique, et au fur et à mesure de l’écriture, je me suis demandé s’il n’y avait pas matière à un léger contrepied dans l’archétype du Bon Chevalier.

Pourquoi ce sujet ? Possède-t-il une valeur particulière pour vous ?
Étant tombé très jeune dans les univers de med fan et d’épopée arthurienne, les thématiques Dragons et Chevaliers me tiennent à cœur, en effet ! Et je ne vous parle même pas des dizaines de tomes de LanceDragon à la maison !

Une suite ou une autre histoire dans cet univers est-elle à prévoir ?
Il y a bien quelques notes, certaines phrases, certaines évocations de personnages et lieux permettent d’ouvrir l’univers. Quant à la date pour s’y mettre, je n’ai pas de visibilité dessus !

Si vous deviez mettre en avant une phrase de votre nouvelle, laquelle choisiriez-vous ?
Peut-être bien celle-ci : « — Le Grand Tueur est de retour ! » qui présente l’avantage, une fois sortie de son contexte, de pouvoir se lire de plusieurs façons, dans plusieurs ambiances !

Qu’aimeriez-vous partager avec vos lecteurs ?
Une boîte de fraizibus ?

Quels sont vos projets d’écriture ?
J’avance sur plusieurs projets en parallèle, dont La Compagnie du Jour avec Jean Bury, qui promet d’être un roman épique à plusieurs niveaux ainsi qu’un nouveau roman épistolaire avec Guillaume Dalaudier, dans la même veine que Les Correspondances de l’Arbre-Monde, mais dans un univers différent et un troisième roman collaboratif avec Sandrine Scardigli, qui reprend nos personnages de Zone de Turbulences Spectrales, nouvelle parue chez Rivière Blanche. Et sur le moyen terme, la suite de la novella Le Joug des Corbeaux, à paraître chez Mots & Légendes.

Comment vous est venu le goût de l’écriture ? À quel âge ?
Je ne saurais pas dire exactement, c’est venu naturellement, comme un glissement de mon statut de simple lecteur à quelque chose de plus participatif. Mon premier texte de fiction (de la SF) date du collège, suite à un devoir de français, et j’ai sauté le pas pour de bon en 2015 (à 20 ans) avec l’écriture du roman qui est devenu Au Crépuscule, aux Éditions Voy'el.

Comment abordez-vous la création d’un texte ? Comment vient l’inspiration ?
Pour commencer un texte, que ce soit une nouvelle ou un roman, il me faut trouver le titre, la situation initiale et la fin/chute. Tout peut bien sûr évoluer avant le point final, mais ce sont les ingrédients de base pour moi.
Pour les nouvelles, l’inspiration va souvent être stimulée par l’intitulé d’appels à textes, des notions et articles scientifiques lus dans les revues spécialisées ou des curiosités croisées au détour d’une recherche web.
Pour les romans, je pars plus souvent de la construction d’un univers, en m’amusant à mettre en place des règles pour un environnement cohérent, et à laisser les personnages s’ébattre dedans. Certains de mes univers aujourd’hui sous forme de romans (publiés ou non), comme Les Reflets d’Earanë (indisponible à présent), ou Elei sont des jeux de rôle en premier lieu.

Quel est votre endroit favori pour écrire ? Avez-vous des rituels ?
J’ai malheureusement trop peu de temps d’écriture à mon goût, alors je profite des quelques interstices temporels des transports en commun principalement pour progresser de quelques phrases.

Quels sont vos auteurs préférés ? Influencent-ils vos écrits ?
Je vais essayer de maintenir une liste courte ! Je cite souvent Tolkien et son Silmarillion, Cook et sa Companie Noire, Roland Wagner pour son Chant du Cosmos, Damasio pour La Horde du Contrevent et Asimov (pour à peu près toute son œuvre autour des robots !). J’ajouterai également LanceDragon, mais aussi Jonathan Livingstone le Goéland de Bach, L’Enchanteur de Barjavel. Ces écrits m’ont forcément influencé, à des niveaux conscients et inconscients. Dès que je vais vouloir me plonger dans une aventure arthurienne, l’ombre de L’Enchanteur n’est pas loin par exemple, et le système des Trois Lois de la Robotique de l’autre côté du spectre est un cadre que j’affectionne.

Quelles sont vos autres passions ?
J’apprécie toujours une bonne séance de jeux vidéos (Portal, Lords of Magic, Puzzle Quest,...), de jeux de rôle ou de jeux de plateau (Dungeon Twister, Claustrophobia,...). Et une bonne partie de hockey sur glace !

Peut-on suivre votre actualité sur un blog, un site ou un réseau social ?
On peut toujours s’abonner à ma page FaceBook qui n’est pas la plus actualisée du réseau, ou mon site personnel (https://anthony-boulanger.com) qui n’est pas le plus à jour de la toile !

Pour conclure, qu’avez-vous envie de nous dire ?
Merci à Jean Bury pour son travail d’anthologie sur cette anthologie, merci à Ludovic pour son implication et sa passion sans faille depuis le début de Mots & Légendes sous sa forme de webzine jusqu’à aujourd’hui ! Et merci aux lecteurs de plonger dans nos textes, en espérant qu’ils vous plairont tous !

Vous pouvez retrouver la nouvelle d'Anthony Boulanger dans notre anthologie Chevaliers errants, disponible sur notre boutique ou sur Amazon.

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Présentation d’Olivier Boile

Né en 1981 dans l’Oise, Olivier Boile s’est mis sérieusement à l’écriture à la fin du vingtième siècle et cela fait maintenant une bonne dizaine d’années qu’il publie de manière régulière dans diverses revues et anthologies consacrées aux littératures de l’Imaginaire. Ses textes sont souvent inspirés de mythes, de lé­gendes ou d’événements historiques qu’il revisite à la sauce fanta­sy, fantastique ou science-fiction. Auteur de nouvelles, il lui arrive aussi parfois d’écrire et de publier des romans. Le dernier en date, Nadejda, est une fantasy située dans le contexte de la Russie mé­diévale ; une histoire de bogatyrs, les chevaliers errants des poèmes épiques slaves…

Retour à Perpétuel-Automne est sa deuxième parution chez Mots & Légendes, après Les vases de Soissons au sommaire de la précé­dente anthologie Malédiction.

 

Interview pour la parution de l’anthologie Chevaliers errants

Bonjour, Olivier, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
Individu de sexe masculin, âgé de 38 ans, originaire de Picardie, je publie régulièrement depuis une quinzaine d’années dans tous les genres de l’Imaginaire, avec toutefois une prédilection pour la fantasy, tendance historique/mythologique. Retour à Perpétuel-Automne est ma deuxième parution chez Mots & Légendes, après Les vases de Soissons au sommaire de la précédente anthologie Malédiction.

Pouvez-vous nous parler du processus d’écriture de votre nouvelle Retour à Perpétuel-Automne parue dans l’anthologie Chevaliers errants ?
Au départ, j’avais prévu de participer à l’appel à textes « Chevaliers Errants » avec un texte écrit des années plus tôt, et qui collait parfaitement au thème. Sauf qu’entre-temps celui-ci a été intégré à mon recueil de nouvelles Et tu la nommeras Kiev, paru en 2018 aux éditions Nestiveqnen… Il m’a donc fallu partir sur tout autre chose. En me creusant la tête, j’ai eu l’image d’une aventurière contrainte d’abandonner son enfant pour pouvoir poursuivre sa vie d’errance ; comme à ce moment-là je lisais beaucoup d’ouvrages sur la Chine ancienne, le cadre spatio-temporel s’est imposé naturellement. La rédaction de Retour à Perpétuel-Automne s’est déroulée sans souci, et de manière assez rapide, bien que cette nouvelle fasse partie des plus longues que j’ai écrites.

Pourquoi ce sujet ? Possède-t-il une valeur particulière pour vous ?
La Chine ancienne est l’un des contextes qui a le plus stimulé mon imagination ces dernières années, comme ont pu l’être la Russie médiévale ou la Grèce antique ; ce n’est donc pas un hasard si j’y ai placé le cadre de ma nouvelle. Quant à l’intrigue en elle-même, le thème principal est sans doute la filiation, la transmission… Le fait est que j’ai moi-même deux enfants, mais je ne suis pas certain que ce soit un sujet que j’aborde plus souvent dans mes écrits depuis que je suis parent. On retrouve également dans Retour à Perpétuel-Automne une figure qui m’est chère, souvent présente dans mes romans et mes nouvelles : celle du héros vieillissant, sur la pente descendante, car bien que mon héroïne n’ait qu’une trentaine d’années, ses jours de gloire sont clairement derrière elle.

Une suite ou une autre histoire dans cet univers est-elle à prévoir ?
Que ce soit en tant que lecteur ou en tant qu’auteur, je ne suis pas adepte des suites ou des séries, donc non, il n’y aura pas de « Retour à Perpétuel-Automne II, le Retour ». En revanche il est vrai que je compte poursuivre dans cette veine du « wuxia » (le récit de cape et d’épée chinois, avec des arts martiaux et des éléments surnaturels, et dont le nom signifie littéralement… chevalier errant) puisque parmi mes projets d’écriture plus ou moins lointains figure un roman de ce genre. On en reparle dans quelques années !

Si vous deviez mettre en avant une phrase de votre nouvelle, laquelle choisiriez-vous ?
Il semble que l’anthologiste de Chevaliers errants, Jean Bury, ait été marqué par l’ultime réplique de Retour à Perpétuel-Automne, si bien qu’il a souhaité placer ma nouvelle en dernière position pour conclure l’anthologie sur celle-ci… Mais on ne va rien révéler pour l’instant et laisser les lecteurs découvrir tout cela.

Quels sont vos projets d’écriture ?
Je suis en train de terminer la rédaction du roman qui m’occupe depuis bientôt deux ans : un western, avec tous les ingrédients habituels du genre, sauf qu’il a comme particularité de se dérouler au 17e siècle en Sibérie, sur la frontière entre les empires russe et chinois. Puis je reprendrai sans doute le précédent roman (lui aussi en rapport avec la Chine) que j’avais laissé en plan pour me consacrer à celui-ci. Et ensuite… Ce ne sont pas les idées et les projets qui manquent !

Comment vous est venu le goût de l’écriture ? À quel âge ?
Les premiers « livres » que j’ai créés, des histoires illustrées constituées de feuillets reliés par des morceaux de scotch, sont datés de 1987 : j’avais donc 6 ans et je venais d’entrer en CP. Mes plus anciens souvenirs datent d’ailleurs de cette époque ; c’était comme si dans ma vie, avant la lecture et l’écriture, il n’y avait littéralement rien. Qu’ajouter à cela ?

Comment abordez-vous la création d’un texte ? Comment vient l’inspiration ?
C’est une question récurrente à laquelle je ne sais jamais vraiment quoi répondre, car la genèse de chaque texte est unique, pour moi il n’y a pas de « recette » ou de processus créatif immuable… Bref, je peux expliquer comment et pourquoi j’ai écrit tel ou tel texte, au cas par cas, mais pas donner de réponse générale.

Quel est votre endroit favori pour écrire ? Avez-vous des rituels ?
Je travaille essentiellement sur mon ordinateur, assis à mon bureau, même si les bons vieux papier et stylo peuvent parfois être utiles dans certaines circonstances. Et non, je n’ai pas de rituels liés à l’écriture, étant de toute façon quelqu’un de tristement rationnel.

Quels sont vos auteurs préférés ? Influencent-ils vos écrits ?
S’il fallait citer un auteur qui a eu une grande influence sur moi et mon écriture, ce serait Terry Pratchett, que j’ai découvert il y a environ vingt ans et qui m’a alors poussé dans la direction de la fantasy humoristique. Cela a abouti, plus tard, à la publication de mes romans Medieval Superheroes et Les Feux de l’Armure. Depuis, j’ai largement délaissé la fantasy humoristique et je n’ai plus retrouvé d’auteur fétiche. Je vais désormais d’un auteur à l’autre, d’un genre à l’autre, sans jamais développer la monomanie que j’ai pu avoir autrefois pour Pratchett. Ceci dit, il est évident que d’une manière ou d’une autre chacune de mes lectures influence mes écrits, même si ce n’est pas forcément une influence directe. Les écrivains qui prétendent ne pas lire, ou lire très peu, me laissent… perplexe, pour rester poli.

Quelles sont vos autres passions ?
Je ne vais pas dire que je consacre mon existence entière à l’écriture, j’ai bien sûr d’autres activités, d’autres centres d’intérêt… Mais rien qui mérite le qualificatif de « passion ». L’écriture (et la lecture : les deux sont pour moi indissociables) est la seule activité dont je serais tout à fait incapable de me passer.

Peut-on suivre votre actualité sur un blog, un site ou un réseau social ?
Étant assez réfractaire à la communication par Internet (certains diront : à la communication tout court), j’ai mis longtemps à m’y mettre, mais j’ai désormais un modeste site d’auteur : olivierboile.wordpress.com, qui me sert surtout à annoncer mes nouvelles parutions et répertorier les anciennes. Par contre il est certain que vous ne me trouverez jamais sur Facebook, Twitter, Instagram et compagnie : j’y serais autant à ma place qu’un poisson dans les branches d’un arbre.

Pour conclure, qu’avez-vous envie de nous dire ?
Pour rester dans le thème, et parce qu’il est difficile de se tromper en concluant par de la sagesse asiatique : « Entendre ou lire sans réfléchir est une occupation vaine ; réfléchir sans livre ni maître est dangereux. » (Confucius).

Vous pouvez retrouver la nouvelle d'Olivier Boile dans notre anthologie Chevaliers errants, disponible sur notre boutique ou sur Amazon.

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Présentation de Stéphane Lavenère

Stéphane Lavenère est né le 2 avril 1986 à Toulouse.
Depuis son enfance, l’écriture accompagne sa vie de façon permanente.
Plus tard, la musique deviendra une part essentielle de son travail artistique.
Ainsi que le théâtre et la danse ; deux disciplines artistiques majeures qui vont continuer à affiner sa sensibilité.
Enrichie du travail de musicalité, l’écriture sera teintée de l’aspect sensoriel et organique qu’apporte le rapport au corps dans le théâtre et la danse.
Musique, danse, théâtre et écriture deviendront indissociables dans ses travaux.

 

 

Interview pour la parution de l’anthologie Chevaliers errants

Bonjour, Stéphane, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Stéphane Lavenère, j’ai 33 ans et je vis à Toulouse. Je travaille dans les métiers du spectacle (danse, théâtre, clown, musique) et aussi je fais des massages, ainsi que la naturopathie. Entre toutes ces activités, j’arrive quand même à trouver du temps pour écrire !

Pouvez-vous nous parler du processus d’écriture de votre nouvelle SinOjos parue dans l’anthologie Chevaliers errants ?
L’idée principale était de raconter l’histoire du point de vue de l’antagoniste. Le contexte futuriste du décor sert surtout à contextualiser les délires physiologiques (absence de nourriture, évolution des sexes…)
Une autre chose importante est que cette histoire est taillée dans l’esprit manga. J’imaginais les scènes comme des vignettes avec dessins et textes. J’avais même proposé à une dessinatrice de les mettre en forme !

Pourquoi ce sujet ? Possède-t-il une valeur particulière pour vous ?
Le sujet « Chevalier » a été le terreau pour créer le personnage. La possibilité de faire une figure « sombre et chaotique » a été l’ouverture pour l’imagination. Bien sûr, il a fallu affiner le profil, pour éviter une copie du Joker ou de Patrick Bateman (grosses influences) aussi grâce à son opposition avec sa sœur. « Chevalier », donc, à son propre service, dans l’unique but de tuer sa jumelle. Parfait pour l’antagonisme.

Une suite ou une autre histoire dans cet univers est-elle à prévoir ?
J’ai eu beaucoup d’encouragements à propos de cette nouvelle, dont le style est assez éloigné de ce que je fais d’habitude. J’ai commencé un roman à partir de cette histoire, et prévois d’en faire une saga !

Si vous deviez mettre en avant une phrase de votre nouvelle, laquelle choisiriez-vous ?
« Je la hais trop pour lui donner une mort banale. »

Qu’aimeriez-vous partager avec vos lecteurs ?
J’essaie de privilégier ce qui touche au sensoriel et au rythme. Peu de descriptions. J’aimerais que les personnes qui lisent prennent plaisir à côtoyer ce personnage et son univers à travers leurs sens, dans l’imaginaire.

Quels sont vos projets d’écriture ?
Il y en a plusieurs ! Des projets finis (ou presque) : 2 romans, 1 recueil de nouvelles absurdes et 1 recueil de poèmes qui se remplit et se vide avec mes humeurs !
Je travaille en ce moment sur le roman issu de la nouvelle SinOjos, sur un autre roman en parallèle, et sur des nouvelles pour des appels à textes… C’est un sacré bordel !

Comment vous est venu le goût de l’écriture ? À quel âge ?
Aussi loin que je me souvienne… dès que j’ai pu aligner des lettres !

Comment abordez-vous la création d’un texte ? Comment vient l’inspiration ?
La création d’un texte s’impose à moi. Par une idée, un élément, une phrase… Une fois que ça commence, l’imagination fait le boulot et je prends des notes partout pour me souvenir des idées ! J’ai souvent l’impression que les histoires existent déjà quelque part et qu’on y a accès par fragments pour les restituer.
Bref, j’écris au stylo avant de rebasculer sur l’ordinateur. Avec des cahiers d’annotations pour les romans (fiches personnages, lieux, éléments particuliers…)
Quant à l’inspiration, quitte à être pompeux, je vais reprendre les lignes d’un de mes poèmes :
« L’inspiration est une maîtresse capricieuse aux doigts d’or, à la bouche de velours et au vagin de satin.
La goûter, c’est perdre sa raison.
C’est jouir d’être l’esclave de sa caresse.
D’exister quand elle me dresse. »
[La Poétique]

Quel est votre endroit favori pour écrire ? Avez-vous des rituels ?
Un café de Toulouse qui s’appelle le Concorde. Je leur dois une dédicace pour les litres de café engloutis et les heures passées à squatter le perchoir ! En tout cas, les lieux influencent beaucoup l’écriture ; le mouvement et le bruit sont indispensables.

Quels sont vos auteurs préférés ? Influencent-ils vos écrits ?
Bret Easton Ellis, Chuck Palahniuk, René Barjavel, Frédéric Beigbeder, Michael Ende, Howard Buten, la littérature sud et centre américaine, et beaucoup du Diable Vauvert. On peut rajouter aussi le travail cinématographie de Christopher Nolan, Guillermo Del Toro et Albert Dupontel. Ainsi que le jeu vidéo Silent Hill. Mes grosses influences d’écriture !

Quelles sont vos autres passions ?
Danse, théâtre, clown et musique, que je pratique. Et aussi un intérêt quasi obsessionnel pour la physiologie et le corps humain en général.

Peut-on suivre votre actualité sur un blog, un site ou un réseau social ?
https://www.facebook.com/stephane.lavenere/ 

Pour conclure, qu’avez-vous envie de nous dire ?
Merci de m’avoir fait apparaître dans cette anthologie, pour le travail et l’échange enrichissants, et d’avoir la chance d’être parmi ces textes savoureux !

Vous pouvez retrouver la nouvelle de Stéphane Lavenère dans notre anthologie Chevaliers errants, disponible sur notre boutique ou sur Amazon.

 

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Présentation de Mélaine Naël Legrand


Naël est écrivain dans l’âme, scénariste par choix et épéiste dans ses loisirs. L’univers d’Arawin, monde de son invention, sert de scène à l’essentiel, voire l’intégralité, de ses écrits – ne lui parlez pas d’obsession. Ses sources d’inspiration se trouvent dans les littératures de l’imaginaire qui constituent la majeure partie de ses lectures depuis son enfance, et en particulier dans la fantasy humoristique de l’auteur britannique Sir Terry Pratchett.

 

 

 

Interview pour la parution de l’anthologie Chevaliers errants

Bonjour Naël, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
Bonjour ! J’ai 23 ans, je vis à Paris où je termine une formation de scénariste. J’ai une passion irraisonnée pour les pommes de terre et une autre, beaucoup plus raisonnée, pour l’œuvre de Terry Pratchett.

Pouvez-vous nous parler du processus d’écriture de votre nouvelle Le Chant du cygne parue dans l’anthologie Chevaliers errants ?
J’ai écrit cette nouvelle spécialement pour l’appel à textes de Mots & Légendes, dont le thème me parlait d’emblée. J’ai posé quelques premières phrases, afin d’avoir une ambiance, un personnage, un début d’histoire... La fin est venue assez tôt, aussi. À partir de ces éléments, j’ai laissé mon personnage guider l’histoire. Dans l’ensemble, tout s’est fait au fil de la plume.
D’un point de vue très prosaïque, j’ai fait un premier jet à la main, avant de recopier et corriger le texte à l’ordinateur. C’est une pratique que j’ai tendance à abandonner, faute de temps, mais ça m’a toujours aidé à prendre de la distance après le premier jet.

Pourquoi ce sujet ? Possède-t-il une valeur particulière pour vous ?
Que font les héros dans un monde qui ne veut plus d’eux ? Je crois que ce questionnement revient très régulièrement dans mes textes. Parce que, honnêtement, les aventuriers ne sont pas faciles à vivre : ils pillent les donjons, ils tuent toutes les créatures qui passent à leur portée, ils se saoulent dans la première taverne venue, certains lancent des boules de feu à tout va, et ils n’ont aucun talent pour la diplomatie. Les héros sont une catastrophe écologique ambulante.
Clairement, à la longue, aucune société ne peut supporter de tels individus. On a besoin d’un héros au début, dans un passé glorieux de batailles épiques, de grande magie et de chevalerie... mais après ? C’est cet « après » qui m’intéresse. Ce moment où les aventuriers sont devenus des nuisances, où les dragons se sont éteints, où la magie est une ressource qui se raréfie, où la bravoure a été remplacée par la politique et l’économie.
Sans dire qu’il m’obsède, le sujet du temps qui passe et des changements qu’il amène se retrouve souvent dans mes écrits. J’aime étudier ces moments de bascule, quand une société laisse place à une autre, et force ainsi tout un monde à se réinventer. Une fantasy sans héroïsme ni héros, désabusée, mais enfin à échelle humaine – cette idée est séduisante, à sa manière.

Une suite ou une autre histoire dans cet univers est-elle à prévoir ?
À l’heure actuelle, tous mes textes parus et à paraître se situent dans le même univers. Il n’y a pas de suite directe, mais la protagoniste du Chant du cygne n’est pas à l’abri d’apparaître ponctuellement dans un autre récit !

Si vous deviez mettre en avant une phrase de votre nouvelle, laquelle choisiriez-vous ?
« Être un héros était devenu impossible ; tout au plus pouvait-on encore prétendre au statut d’aventurier – piètre rôle qui consistait la plupart du temps à piller des nécropoles et à massacrer d’innocents sangliers. »

Qu’aimeriez-vous partager avec vos lecteurs ?
J’aimerais partager l’idée que l’imagination possède une très forte valeur éthique. Ce n’est pas juste une question d’affirmer que ce que nous écrivons, avec la SFFF, n’est pas de la sous-littérature. Non, ça va au-delà : je voudrais mettre en avant l’idée – cruciale, pour moi – que les littératures de l’imaginaire sont capables d’en dire aussi long que n’importe quel autre genre. Je parle sans doute ici à des convaincus, mais j’ai l’impression que c’est quelque chose qu’il faut répéter de temps à autre. Un récit n’a pas moins de fond parce qu’il se situe sur une autre planète ou à une autre époque, parce que la magie ou le surnaturel y interviennent. Et je crois que c’est important de l’affirmer, parce que je trouve ça terrible de devoir se justifier, d’avoir l’impression qu’aujourd’hui encore, il y a un vague mépris envers certaines formes et certains genres.
Je me permets d’insister là-dessus, parce que j’ai eu un assez long parcours universitaire, et que pas une seule fois j’ai eu à sérieusement étudier un extrait d’un texte qui soit de la fantasy (vaguement de la science-fiction, peut-être, en littérature anglophone, et sans doute au moins un texte de fantastique « respectable », mais jamais de fantasy), or c’est quelque chose que j’aurais adoré faire, ne serait-ce que pour m’épargner quelques complexes de légitimité ! Assumons ce que nous aimons lire et écrire.

Quels sont vos projets d’écriture ?
Pour le moment, je travaille sur les corrections d’un roman qui devrait paraître l’année prochaine, et j’en réécris un autre pour l’envoyer à des éditeurs. J’ai d’ordinaire plusieurs appels à textes en vue, afin de me concentrer par moment sur des projets plus courts et ponctuels, mais je n’ai malheureusement pas le temps cette année.

Comment vous est venu le goût de l’écriture ? À quel âge ?
À en croire mes parents, je prétendais écrire avant de savoir le faire, en gribouillant des lignes au feutre sur mes carnets. Si je veux être plus honnête, je dirais que ma passion pour l’écriture a directement découlé de mon goût pour la lecture. En primaire, j’écrivais de la très mauvaise poésie, et j’ai commencé mon premier roman – de la fantasy, déjà ! – à l’âge de 10 ans. Mais en général, je retiens l’année de mes 14 ans, date clef où j’ai commencé à travailler sur Arawin, le monde où se déroulent désormais toutes mes histoires.

Comment abordez-vous la création d’un texte ? Comment vient l’inspiration ?
Je commence généralement par une idée, une envie – que ce soit un personnage, un décor, un embryon d’intrigue ou bien simplement une phrase. Dans un premier temps, j’écris. Cela dépasse rarement un ou deux paragraphes, mais je m’en moque : je pose les premiers mots du texte le plus vite possible. C’est la partie que je préfère, une sorte de création gratuite, décomplexée, libre.
À partir de cette base, je commence à réellement me poser des questions : de quoi veux-je parler ? Où se situe mon histoire et qui met-elle en scène ? Malgré ma formation de scénariste, la structure est quelque chose que je tends à mettre de côté, qui ne rejaillit que par moments, lorsque je sens que la création m’échappe. Une fois mon premier jet obtenu, je le retravaille. Cela dit, je touche rarement à l’architecture du texte ; j’accorde plutôt mon attention au rythme des phrases, à leur fluidité. Je rajoute aussi compulsivement des notes de bas de page.
Quant à savoir comment vient l’inspiration elle-même... honnêtement, je n’en ai aucune idée. J’ai toujours plus ou moins voulu raconter des histoires, ma tête est farcie de bribes de récit qui n’attendent qu’une bonne occasion pour sortir. Un bon point de départ, pour moi, peut être un sujet. J’ai participé à de nombreux appels à textes pour cette raison : les contraintes fournissent un cadre à l’imagination, je concentre plus facilement mes idées dans un format précis et autour d’une thématique donnée.

Quel est votre endroit favori pour écrire ? Avez-vous des rituels ?
Le meilleur endroit où j’ai jamais écrit est une maison située au cœur de l’Aveyron. Il y a des moutons et des montagnes (et des gens charmants qui supportent que je m’isole pour écrire six ou sept heures par jour), et pas grand-chose d’autre. Mon téléphone ne capte rien, je n’ai pas internet, juste des livres et mon ordinateur. C’est parfait.
Mais l’essentiel du temps, j’écris où je peux, quand je peux. J’ai longtemps griffonné sur des copies doubles glissées au milieu de mes notes de cours, mais il faut croire que les cours sont devenus plus difficiles à suivre ! L’idéal est à mon bureau, sur mon ordinateur. J’ai tendance à garder à portée de main un mug de thé chaud ou une bouteille d’eau, et à mettre de la musique instrumentale dans mes oreilles. À part ça, rien de particulier.

Quels sont vos auteurs préférés ? Influencent-ils vos écrits ?
Je cite son nom à tout bout de champ, mais : Terry Pratchett. C’est un romancier britannique, principalement connu pour son grand cycle des Annales du Disque-Monde, une quarantaine de romans de fantasy, loufoques et foisonnant d’idées. C’est en lisant ses textes que j’ai compris que l’humour et le sérieux n’étaient pas mutuellement exclusifs, et je crois que ça a été libérateur.
J’apprécie aussi énormément le travail d’Alain Damasio, qui a su me réconcilier avec la langue française et ses potentialités propres. Plus jeune, j’ai beaucoup lu les romans de Pierre Bottero, pour la richesse de son univers et des détails qu’il y met.

Quelles sont vos autres passions ?
Côté sport, je pratique l’escrime depuis une bonne dizaine d’années et j’y prends un plaisir croissant. Dans mes autres loisirs, outre l’écriture, je regarde beaucoup de films et de séries, et je joue aux jeux vidéos (on pourrait même dire que ma productivité littéraire est inversement proportionnelle au temps passé sur lesdits jeux !).

Peut-on suivre votre actualité sur un blog, un site ou un réseau social ?
J’ai une page Facebook sur laquelle je poste mes actualités en matière de conventions et de publications : https://www.facebook.com/chroniquesarawin/ 

Pour conclure, qu’avez-vous envie de nous dire ?
N’ayez jamais peur d’écrire, et si un mot n’existe pas, inventez-le.

Vous pouvez retrouver la nouvelle de Mélaine Naël Legrand dans notre anthologie Chevaliers errants, disponible sur notre boutique ou sur Amazon.