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Littérature (très) savante

07 Mai 2018 07:57 #11 par Enferz
Ouaw...

C'est vrai que surligné de la sorte, on s'aperçoit de la qualité des productions actuelles... :malheureux:

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07 Mai 2018 11:54 #12 par Nalam H. Drow
:mierin: :peureux: ...oui, oui, ça fait peur si c'est cela que l'on appel la VRAI littérature d'aujourd'hui.
Comment dire...c'est plat, vide de sens en grande partie et insipide au possible.
Sauf un, le dernier...Jean Burry c'est ça ; il a de l'avenir ce p'tit gars :bravo: :super: , faut qu'il se lance. ;-)
Non pour le reste y a aucuns espoirs... et dire que les ME gaspillent du papier pour ça...Tout comme Véro-lyse finalement je me débrouille pas si mal (enfin j'espère...).
Ton analyse résume tout Fabien.

Pour ton ami Jeb, bon courage car nos univers imaginaires passent encore de nos jours (même si cela change, ouf), pour de la littérature de bas-étage ou de seconde zone. (on dirait que les succès de Trône de Fer ou d'Harry Potter ne sont pour le grand publique que des singularités passagères...)
C'est triste mais bon, à nous de les faire changer d'avis en faisant mieux que ces quelques exemples :deathnote1 :starwars3: :explosion: :bond: :vieux: :civiere: :mur: :pleurs: pour pas être vulgaire et rester dans le respect d'autrui.

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07 Mai 2018 11:57 #13 par Jeb

Nalam H. Drow écrit: et dire que les ME gaspillent du papier pour ça...


Oui, c'est exactement la réflexion que je me fais... On découpe des arbres pour ça ? On est sûr que ça vaut le coup ?

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09 Mai 2018 14:06 #14 par Jeb
Le pire est que n'écrire rien et l'écrire mal (avec un sujet grave et saignant, quand même, pour faire sérieux : les camps de la mort, les attentats) semble une étape obligatoire si l'on veut être édité chez une maison parisienne qui a de la jolie moquette au sol et une allée privative.

Je suis un fan de Justine Niogret : Mordred, Cœur de rouille et le diptyque Chien du heaume/Mordre le bouclier font partie de mes lectures récurrentes : j'en aime la beauté du style et la fine pénétration psychologique. Ce sont des livres que j'ai en papier, en numérique, que j'aurais en dur tranché or si ça existait, et que j'ai offerts autour de moi à tours de bras.

Eh bien, Justine Niogret vient de publier au Seuil un livre intitulé Le syndrome du varan. Un sujet grave, bien sûr, dont on souhaite vivement qu'il ne soit pas biographique, évidemment en chapitres courts, au présent de l'indicatif et à la 1re personne du singulier, et c'est navrant. Positivement navrant. Adieu le style, adieu l'intelligence des explorations intérieures difficiles, adieu la délicatesse de touche : on est à fond dans les clichés plâtrés à coups de truelle. Vu cent fois. À peine un demi-tif au-dessus des exemples de la page précédente. Pourtant, nous savons que Mme Niogret écrit magnifiquement et n'a pas besoin pour réussir un livre de suivre les courants faciles, elle l'a prouvé plusieurs fois. Alors ?

Alors, éditeur de blanche. Donc littérature blanche. Donc rien.

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09 Mai 2018 15:40 #15 par Fabien Lyraud

e suis un fan de Justine Niogret : Mordred, Cœur de rouille et le diptyque Chien du heaume/Mordre le bouclier font partie de mes lectures récurrentes : j'en aime la beauté du style et la fine pénétration psychologique. Ce sont des livres que j'ai en papier, en numérique, que j'aurais en dur tranché or si ça existait, et que j'ai offerts autour de moi à tours de bras.


Mais c'est de la blanche déguisée en fantasy. Je n'ai pas aimé du tout. Ce n'est que le quotidien de ce que pouvait être la vie d'une femme mercenaire au moyen âge. Chien du heaume et sa suite c'est du roman historique avec juste une pointe d'onirisme. C'est bien écrit, mais ça n'est pas à sa place en fantasy. Mais on le publie là parce que c'est trop atypique pour de l'historique ou de la blanche.

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09 Mai 2018 15:56 #16 par Jeb
Je suis un peu plus large que toi dans mes définitions de la fantasy, mais je vois ce que tu veux dire. En tout cas, ce qui me frappe, c'est qu'elle se mette soudain à écrire mal et n'importe quoi parce qu'elle n'est plus chez Mnémos mais au Seuil. C'est un signe, me semble-t-il...

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09 Mai 2018 16:15 #17 par Fabien Lyraud
J'ai fait une expérience. J'ai lu des citations du dernier roman de Guillaume Musso sur Babelio pour voir. Et bien c'est nettement mieux écrit que tout ce que tu as posté. On se moque de Musso et de Levi mais c'est bien écrit. Et si c'était pour ça que ces auteurs marchaient. Parce que non seulement ils racontent des histoire ( qu'on peut trouver plan plan et manquant d'originalité certes) mais bien écrite en plus.
Musso écrit des romantic suspense, Levi de la romance. Ce sont des auteurs de genre quelque part.

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09 Mai 2018 16:27 - 09 Mai 2018 16:28 #18 par Jeb
Oui, ce qui est horripilant avec les Darrieussecq et les Littell, ce n'est pas qu'ils écrivent n'importe quoi n'importe comment, c'est qu'ils sont convaincus de faire de la littérature et qu'ils posent en conséquence. Ils ne se hissent même pas au niveau de la marche militaire, et ils s'imaginent qu'ils sont Debussy.

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09 Mai 2018 16:32 #19 par Jeb
Je cite une nouvelle fois cette phrase d'accroche de P.O.L. à propos du dernier nanar de Darrieussecq : un "roman qui s’est imposé à elle alors qu’elle travaillait sur un autre projet et qu’elle a écrit d’une seule traite, comme poussée par une nécessité impérieuse". Passons sur facilité niaise des formules : on relit ça et on repense au cent mille faux départs de Julien Green pour la moindre scène (voire l'appareil critique dans la Pléiade) ou aux souffrances qu'évoque Conrad pour parvenir à terminer Lord Jim. Les romans sérieux ne s'écrivent pas d'une traite en déléguant le boulot aux nécessités impérieuses. Les romans sérieux demandent du travail.

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09 Mai 2018 18:02 - 09 Mai 2018 18:03 #20 par Fabien Lyraud

Les romans sérieux ne s'écrivent pas d'une traite en déléguant le boulot aux nécessités impérieuses. Les romans sérieux demandent du travail.


Pourtant c'est ce que fait Pierre Bordage. Et c'est pour moi un très grand auteur. La littérature populaire demande aussi du travail. Mais quand on raconte un véritable récit d'aventures, on fait souvent le premier jey d'une traite et on le retouche ensuite pour l'améliorer. Donc ça ne veut rien dire.
Et les romans d'aventures sont souvent mieux écrits que les romans de blanche parce qu'ils racontent quelque chose. Qu'ils ne se base pas sur un sujet grave mais au contraire parte d'un récit fun même si ils s'accompagnent d'un sous texte plus engagé.

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