Destination Fantasy : notre collection numérique dédiée à la Fantasy

Interview

  • Présentation de Brice Gouguet

     

    Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé raconter des histoires. C’est pourquoi j’ai continué de nourrir deux rêves : être écrivain pour créer des récits, et être comédien pour les interpréter. J’ai commencé à écrire vers mes onze ans, en 2002, m’inventant des histoires folles où j’étais le héros. Puis j’ai grandi, j’ai lu davantage, et j’ai continué, sans jamais vraiment croire entièrement à l’idée qu’un jour, mes histoires soient lues par d’autres personnes. C’est donc un peu par hasard et par défi que j’ai décidé de me pencher sur ce fameux appel à textes, traitant de chevaliers noirs et errants.
    Si j’ai la chance aujourd’hui d’être interprète à l’école supérieure de théâtre de l’UQAM, au Canada, c’est cependant la première fois que j’ai le plaisir d’être traité comme un auteur et de faire éditer l’un de mes textes. Merci infiniment à Mots & Légendes pour cette opportunité.
    Depuis longtemps, j’écris des histoires d’horreur et de fantastique. Toutefois, les personnages de Waff, Hildred et Amaury sont nés d’un challenge que je me suis lancé, dès le moment où j’ai vu cette annonce. Je rêve déjà qu’ils connaissent un jour une épopée plus grande. S’il faut des défis pour faire naître des héros et des monstres, des mondes et histoires, alors je souhaite de m’en lancer plus souvent.

     

    Interview pour la parution de l'anthologie Chevaliers errants

     

    Bonjour, Brice, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
    Je suis actuellement étudiant à l'École Supérieure de Théâtre de l'UQAM, à Montréal. Pour retracer mon parcours, j'ai étudié en lettres, en arts du spectacle, je suis entré aux Conservatoires de Tours, puis de Clermont-Ferrand et j'ai finalement décidé de voyager et d'aller vivre au Canada. Autrement, j'ai toujours été très enthousiasmé par le cinéma, les jeux vidéo, ou l'animation que je considère comme des médias au moins aussi valables que la littérature.

    Pouvez-vous nous parler du processus d’écriture de votre nouvelleLe Roi des vermines parue dans l’anthologieChevaliers errants ?
    En toute sincérité, je suis du genre chaotique. Je suis tombé sur l'appel à textes un peu par hasard et j'ai de suite été intéressé par ce thème, mais l'écriture est passée par beaucoup d'évolutions. Je sais par contre que je voulais raconter une histoire de vengeance. Waff est né en premier, et tous les personnages gravitant autour de lui sont arrivés après. Je me suis surpris, dans un sens, à faire d'Amaury une sorte de héros en quête de rédemption. Plusieurs choses sont venues naturellement et elles ont été peaufinées avec le temps.

    Pourquoi ce sujet ? Possède-t-il une valeur particulière pour vous ?
    Les chevaliers ? Je dirais que c'était presque logique. Les chevaliers sont des sources de contes, de légendes, ils sont supposément guidés par l'honneur, leurs vœux, une quête... J'ai personnellement grandi en adorant ce genre de thème, en m'imaginant que je n'appartenais pas vraiment à ce monde, qu'au fond j'aurais dû être un chevalier et vivre des aventures. L'ironie de la chose, c'est que le thème a été quelque peu modifié par rapport à l'imaginaire qui en découlait pour moi : mes chevaliers sont pervers, tristes, orgueilleux et envieux. Et le seul qui s'en tire avec les honneurs est un monstre.

    Une suite ou une autre histoire dans cet univers est-elle à prévoir ?
    Absolument. Écrire cette nouvelle a fait naître une quantité d'idées impressionnante. C'est dans ma procédure de création de personnages : je songe énormément à leur passé, à ce qu'ils sont, d'où ils viennent et, en terminant cette nouvelle, je ne cessais de me dire qu'il fallait que le lecteur comprenne comment un roi a pu aimer un monstre. Comment il a pu être amené à en faire un chevalier. Comment ses frères d'armes l'admiraient mais le détestaient. Et même la fin donne la naissance d'une sorte de légende. Je pense sincèrement qu'il faut approfondir.

    Si vous deviez mettre en avant une phrase de votre nouvelle, laquelle choisiriez-vous ?
    Pas tant pour ce qu'elle signifie, mais davantage pour le contexte dans lequel elle est prononcée : « Hildred... Hildred, tu es bon avec moi, waff. »

    Qu’aimeriez-vous partager avec vos lecteurs ?
    J'ai une tendance ou agréable, ou terriblement envahissante à inonder mon entourage des dernières histoires insolites que j'ai pu découvrir. En temps normal, je ferais probablement un résumé du dernier roman/film/série/jeu vidéo que j'ai découvert, mais je vais simplement m'en tenir à une conviction : il faut raconter des histoires. Il faut rester curieux et ignorer ceux qui disent que c'est un vilain défaut. Si vous êtes créateurs, créez, créez, n'ayez pas honte et parmi tout ce que vous aurez écrit, composé, mis en scène, filmé, peint... Parmi la myriade d’œuvres produites, il y aura forcément des petites merveilles.

    Quels sont vos projets d’écriture ?
    Si ce n'est la version « complète » du Roi des vermines, j'ai beaucoup de projets en tête dans un domaine plus théâtral. En fait, mon vrai dilemme est de choisir l'une de ces idées et de m'y atteler pour de bon ! J'ai une anthologie concernant l'histoire d'une famille de nobles destitués, dans un royaume fictif, dont les membres essaieront petit à petit ou bien de s'atteler à leur nouveau mode de vie, ou bien de se venger.

    Comment vous est venu le goût de l’écriture ? À quel âge ?
    Le goût de raconter des histoires, ça devait être très tôt. En fait, je n'ai absolument aucun souvenir de mes parents m'en ayant raconté quelques-unes, mais je me souviens que j'ai su lire très jeune et que j'avais un énorme recueil des Mille et une nuits. L'écriture, par contre, je m'en souviens très clairement : j'avais quelque chose comme 9 ans et on avait des lectures imposées à l'école, sur le thème des sorcières. Je détestais ces lectures imposées, j'avais constamment l'impression de lire des textes adressés pour des enfants, comme si j'étais trop bête. Puis j'ai découvert La Sorcière de midi, de Michel Honaker. Non seulement j'ai adoré ce livre, mais en plus je sentais qu'on me prenait au sérieux. J'ai découvert l'horreur en littérature et j'ai de suite aimé ça. En grandissant, j'ai développé un goût prononcé pour l'horreur et ma chambre est devenue une vraie publicité pour des décorations d'Halloween et j'ai commencé à écrire très peu de temps après cette lecture. Je crois que c'est là que je me suis dit que je voulais vraiment être écrivain.

    Comment abordez-vous la création d’un texte ? Comment vient l’inspiration ?
    LA grosse question ! Honnêtement, l'inspiration n'est pas toujours facile avec moi. Des fois, ça me vient tout seul. Il peut s'agir juste d'une phrase entendue par hasard, via des discussions entre deux inconnus. D'autres fois, c'est de la recherche, comme pour Le Roi des vermines. J'ai eu l'opportunité de me lancer dans le Bradbury challenge également, qui est une méthode intéressante pour se pousser à la création : écrire une nouvelle par semaine, au moins cinq minutes de lectures. Parfois, soyons honnêtes, des horreurs en naissent. Mais après cinquante-deux nouvelles, il y a aussi des merveilles !

    Quel est votre endroit favori pour écrire ? Avez-vous des rituels ?
    Je sais que beaucoup d'auteurs aiment qu'il y ait des activités autour d'eux, ou que certains ont besoin d'un appel de la nature... Moi, j'ai toujours eu besoin d'un isolement extrême. Partager le texte par la suite ou avoir des avis me fait évidemment plaisir, mais pendant l'écriture, j'ai besoin d'être seul, qu'on ne me parle pas, qu'il y ait seulement moi, mon ordinateur, un café et une musique qui convienne à mon état.

    Quels sont vos auteurs préférés ? Influencent-ils vos écrits ?
    C'est une terrible question ! Je pense que plutôt que d'avoir des auteurs préférés, je dirais que ce sont surtout des concepts. J'aime l'horreur historique, mêlée de fantastique dans Terreur de Dan Simmons. J'aime la folie de Brady dans Mr. Mercedes de Stephen King. J'aime également les personnages impérieux, les monologues de haine et de délectation de vengeance dans Lucrèce Borgia ou Marie Tudor de Victor Hugo. J'aime l'horreur métaphysique et scientifique de Lovecraft, ou le mystère du Roi en jaune. Mais ce sont des choses trop spécifiques. Et puis-je vraiment dire que ce sont mes auteurs préférés ou si je n'aime que certains concepts ?

    Quelles sont vos autres passions ?
    Le théâtre, comme en témoigne mon orientation. Mais également des choses peut-être un peu plus insolites quand on me lit sans me connaître. Je suis un geek, pour ainsi dire. J'ai grandi avec les jeux vidéo, les mangas, les films d'animation et j'ai passé plusieurs fois des dizaines d'heures autour de jeux de rôles sur Thoan, D & D ou plus récemment Les Montagnes hallucinées.

    Peut-on suivre votre actualité sur un blog, un site ou un réseau social ?
    Ni blog, ni site, et mon profil facebook reste plutôt personnel, mais c'est effectivement une question qui pourrait m'amener à éventuellement en faire une réalité ! Sans doute qu'on modifiera cette réponse une fois que ce serait fait !

    Pour conclure, qu’avez-vous envie de nous dire ?
    Je pense en avoir déjà beaucoup dit ! Je vais probablement rester un peu générique mais j'espère que la lecture de ma nouvelle plaira à quiconque se penchera sur cette entrevue et que mon univers vous donnera envie d'en savoir plus ce que j'écris ! En attendant, je suis lancé sur beaucoup de projets théâtraux et universitaires, mais des créations littéraires ne sauraient tarder à être proposées !

     

    Vous pouvez retrouver la nouvelle de Brice Gouguet dans notre anthologie Chevaliers Errants, disponible sur notre boutique ou sur Amazon.

  • Présentation de Guillaume Sibold


    Né en 1986, Guillaume Sibold est libraire à Strasbourg. S’intéressant assez tard à la lecture grâce à la bibliothèque fournie de ses parents, il se dirige naturellement vers les Littératures de l’Imaginaire. Dans ce genre, le post-apocalyptique a toujours eu une place particulière dans son cœur. Qu’il s’agisse de livres (Route 666, Autoroute Sauvage), de films (Mad Max, Le livre d’Eli) ou de jeux vidéo (Wasteland, Fallout), il a toujours été passionné par l’Après et la reconstruction de la société. Humanités est un hommage à ces différentes influences.
    Humanités se déroule dans le même monde que les nouvelles Sale temps pour un Mutant et L’amour au temps des radiations, également publiées chez Mots & Légendes.

     

     


    Interview pour la parution de l'anthologie Chevaliers errants



    Bonjour, Guillaume, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
    Bonjour.
    Pour me présenter rapidement, je dirais que je vis sur Strasbourg, que je suis un grand amateur d'Histoire et de littérature de l'Imaginaire. L'avantage, c'est que je travaille en librairie, ce qui me donne accès à un nombre conséquent d'ouvrages sur ces sujets.

    Pouvez-vous nous parler du processus d’écriture de votre nouvelleHumanités parue dans l’anthologie Chevaliers errants ?
    Humanités est assez particulier pour moi. Adorant le post-apocalyptique, c'était une nouvelle que j'avais en tête depuis un petit moment. C'était aussi un exercice de style, car j'avais envie de faire une histoire où l'on ne connaîtrait les personnages que par des surnoms et où il n'y aurait pas de dialogue sous sa forme la plus classique.
    Quand l'appel à textes pour l'anthologie est arrivé, j'avais déjà le squelette pour le début de l'histoire et je me suis lancé pour voir où mes idées me mèneraient.
    Pendant un moment, je me suis demandé si elle pouvait vraiment rentrer dans le cahier des charges, mais l'arrivée de « 24 » dans l'histoire m'a permis d'entrer dans les clous du sujet.

    Pourquoi ce sujet ? Possède-t-il une valeur particulière pour vous ?
    L'imagerie du Chevalier, bon ou mauvais, est l'un des archétypes que l'on retrouve le plus dans l'Imaginaire. Bien qu'il soit souvent lié à la fantasy, on retrouve des personnages au code de l'honneur strict en fantastique et en science-fiction aussi. J'aime cette ambiguïté, car un homme qui suit une ligne de vie rigoureuse, qui lui semble juste, peut se retrouver être le bourreau d'une autre personne dont le « crime » n'aura été que d'avoir une autre vision de la vie.
    Je trouvais d'autant plus intéressant d'avoir pour cadre un monde post-apocalyptique car, outre le fait que j'adore les bons vieux univers poussiéreux postguerre nucléaire, ces mondes plus simples et plus brutaux ne laissent pas de place à la demi-mesure. Ainsi, l’ambiguïté dont je parlais pouvait être mise en exergue, surtout si le chevalier de l'histoire n'était pas le personnage principal.
    C'est du moins, ce que j'ai essayé de retranscrire dans ma nouvelle.

    Une suite ou une autre histoire dans cet univers est-elle à prévoir ?
    À ce jour, deux autres histoires se situent dans le même univers. Il s'agit de « Sale temps pour un Mutant » et « L'amour au temps des radiations », elles aussi parues chez Mots & Légendes. Elles m'ont permis de développer l'univers et les gens qui le peuplaient et d'aborder, toujours en sous-intrigue, le principe de perception différente du monde. J'ai ainsi une meilleure vision de ce monde, de ce qui s'y est passé et de comment il va évoluer.
    C'est d'ailleurs ce que j'aime dans le fait d'écrire plusieurs nouvelles dans un même monde, on peut y retourner dix ou vingt ans après et voir comment les lieux, les organisations et les personnages ont évolué. C'était l'un des points forts de Fallout 2 et Fallout New Vegas, deux jeux vidéo que j'aime particulièrement et dont l'univers me parle énormément.
    J'aimerais revenir dans cet univers que j'ai mis en place par le biais de nouvelles ou, peut-être, d'un roman, mais je ne sais pas encore comment aborder le sujet. Ce ne sont pas les idées qui manquent, mais j'aimerais ne pas tomber dans des problématiques abordées par d'autres œuvres de post-apocalyptique si ce que je dirais dessus n'est pas pertinent à mes yeux.

    Si vous deviez mettre en avant une phrase de votre nouvelle, laquelle choisiriez-vous ?
    C'est une bonne question... peut-être les premières, pour mettre dans l'ambiance de la nouvelle sans trop en dévoiler :
    « Dévastées. Dévastées et battues par les vents. Telles étaient les terres qui se trouvaient face au Vagabond. »

    Qu’aimeriez-vous partager avec vos lecteurs ?
    En toute modestie, se retrouver autour d'un texte qui nous plaise. Que ce soit à la lecture de leur côté et à l'écriture du mien. Car c'est ce que j'apprécie particulièrement dans tout ce qui est création, l'art de fédérer les gens autour de thème qui leur parle. Que les gens s'approprient l’œuvre via le prisme de leur propre lecture et pouvoir en discuter ensuite.

    Quels sont vos projets d’écriture ?
    Pas grand-chose en ce moment. J'attends quelques réponses d'appels à textes et je travaille sur deux autres. Mais la période professionnelle actuelle ne me laisse pas beaucoup de temps pour vraiment me plonger dans un projet.

    Comment vous est venu le gout de l’écriture ? À quel âge ?
    Cela m'est venu assez jeune, même s’il a fallu des années pour que quelque chose de construit voie le jour. Je pense que le gout de l'écriture est venu à force de lire ce que j'aimais. Je me suis dit un beau jour « Et si j'essayais ? »
    Après il m'a fallu pas mal de temps pour trouver ma plume et ce n'est que bien plus tard que j'ai osé proposer une création au regard d'un professionnel.

    Comment abordez-vous la création d’un texte ? Comment vient l’inspiration ?
    Il y a deux façons de procéder. Quand je travaille sur un appel à textes, il faut évidemment que le sujet me parle. Je ne vais pas me lancer dans une aventure si je n'ai aucune idée de comment procéder, c'est, je trouve, la meilleure manière de faire du hors-sujet ou de se décourager avant la fin. Il arrive bien évidemment que la direction que je prends lors de la création dudit texte ne soit pas la bonne, et je pense avoir assez de recul aujourd'hui pour m'arrêter en chemin si je ne sais pas où je vais, car l'idée que j'ai eue à la base n'est pas assez consistante ou assez mûre dans mon esprit pour faire quelque chose de construit.
    Mais une fois que je sais exactement où je vais, j'écris tous les jours dessus.
    Pour un texte plus long, comme je n'ai pas de date où je dois rendre ce texte, je me laisse le temps. Je peux le laisser de côté pour y revenir plus tard. Je n'écris pas forcément tous les jours et je me laisse plus facilement aller dans des directions, disons, plus farfelues, même si cela signifie retravailler entièrement certaines parties, voire les effacer complètement. Comme je n'ai pas de date limite, c'est un travail plus tranquille.

    Pour l'inspiration, c'est assez divers et pas très original. Ça peut être ce que je lis, regarde, écoute qui me parle et qui me donne envie d'écrire. Une musique peut par exemple me faire imaginer une scène et je vais broder l'histoire autour en intégrant, à un moment donné, cette scène.

    Quel est votre endroit favori pour écrire ? Avez-vous des rituels ?
    Ça dépend. Quand j'écris sur mon PC, le meilleur endroit reste chez moi. J'ai tout à portée de main, que ce soit ma bibliothèque, si je cherche des informations sur un sujet, ou ma cuisine, si j'ai un petit creux.
    Quand j'écris à la main, ce qui est plus rare, je dois l'admettre, c'est souvent quand je suis dans le sud, en vacances chez ma mère en Aquitaine. Là-bas, j'adore me mettre sur la terrasse et écrire ce qui me passe par la tête. C'est d'ailleurs lors d'un de mes séjours que l'idée d'Humanités m'est venue.
    Mais dans un cas comme dans l'autre, j'ai besoin de musique. Il m'est très difficile d'écrire sans un fond qui me met dans l'ambiance de ce que je crée. De ce fait, j'ai régulièrement des musiques de films, de jeux vidéo ou d'un groupe quelconque en arrière-fond. Il m'arrive même régulièrement de créer une playlist où les personnages et/ou les lieux ont des musiques spécifiques. Un peu comme le thème d'un personnage dans un jeu vidéo ou un film. Cela me permet de savoir ce que j'ai envie de faire ressortir de mon personnage quand il se trouve dans une scène que je décris.

    Quels sont vos auteurs préférés ? Influencent-ils vos écrits ?
    J'en ai plusieurs.
    Robert E. Howard, dont la poésie et la mélancolie de la plume me touchent à chaque lecture. Ses nouvelles savent me faire rêver et m'emmener dans les univers qu'il décrit. Même ses nouvelles « alimentaires », bien que moins bonnes d'un point de vue intrigue, sont intéressantes à lire, car on peut y remarquer les procédés d'écritures qui marchaient auprès des lecteurs de pulps de l'époque.
    David Gemmell, qui est l'auteur qui, je pense, m'a donné envie d'écrire. Sa narration coup-de-poing et ses batailles épiques me parlent à chaque fois que je lis l'un de ses romans.
    Dmitri Glukhovski, qui a l'art de raconter. Comme Howard, bien que leurs styles soient très différents, il a une manière d'écrire ses histoires assez mélancoliques. Sans hésiter, son Metro 2033 est pour moi la meilleure œuvre de post-apocalyptique que j'ai lue ses dix dernières années.
    Dernièrement aussi, j'ai découvert deux auteurs français dont j'ai dévoré chaque livre. Même ceux dont le sujet de base me parlait moins ont subi le même sort. Ils font partie des auteurs dont j'attends avec impatience la nouvelle production. Il s'agit d'Emmanuel Chastellière et Jean-Laurent Del Socorro.

    Évidemment, il serait hypocrite de ma part de dire qu'ils n'influencent pas, même de manière inconsciente, ce que j'écris. Chacun à leur manière m'a apporté quelque chose dans mon parcours de lecteur et par corollaire, dans celui d'écrivain.

    Quelles sont vos autres passions ?
    Même si je ne suis pas allé au cinéma depuis un moment, je suis un grand cinéphile. Les films de science-fiction et les westerns que me montrait mon père étant jeune sont encore aujourd'hui une grande source d'influence dans ce que je suis et par extension, ce que j'écris.
    J'aime aussi beaucoup les jeux vidéo. Surtout les RPG, les jeux de grande stratégie et les jeux indépendants quand je joue seul. Mes jeux de prédilections sont Europa Universalis et Binding of Isaac. Quand nous jouons entre amis, ce qui est plus rare que ce que j'aimerais vu nos emplois du temps respectifs, nous aimons bien nous retrouver sur du Warhammer Vermintide 2 ou du Borderlands 2.
    Autrefois, j'étais un grand amateur de jeux Games Workshop et même si je ne joue plus depuis des années, j'adore toujours regarder les nouvelles gammes de figurines qu'ils sortent et je suis grand amateur de l'histoire de leur univers, que ce soit Warhammer ou Warhammer 40 000 qui est à mon avis l'univers de SF le plus complet qui existe.
    Pour finir, je pratique beaucoup le Cross Fit et je suis en train de préparer ma première compétition en équipe pour l'année prochaine, ce qui explique aussi pourquoi j'ai moins le temps d'écrire.

    Peut-on suivre votre actualité sur un blog, un site ou un réseau social ?
    Non. Ma production n'est pas assez fournie pour que je tienne un blog ou quoi que ce soit, et je passe souvent d'un projet à l'autre au gré des envies sans pouvoir tenir quoi que ce soit à jour régulièrement.
    Puis je ne saurais tout simplement pas quoi dire dessus.
    Mais je parle de temps en temps de mes projets avec mes compagnons auteurs de Mots & Légendes sur le forum.

    Pour conclure, qu’avez-vous envie de nous dire ?
    Que cette nouvelle est ma quatrième participation en partenariat avec Mots & Légendes et que c'est toujours un plaisir de travailler ensemble et de pouvoir parler de futurs projets. J'espère que les lecteurs apprécieront l'anthologie autant que nous avons eu plaisir à travailler dessus. Qu'ils aimeront les textes choisis et le passage d'un genre à l'autre.
    Prenez soin de vous, lisez et surtout allez au bout de vos envies, car personne ne pourra le faire à votre place.

    Vous pouvez retrouver la nouvelle de Guillaume Sibold dans notre anthologieChevaliers Errants, disponible sur notre boutique ou sur Amazon.

  • Présentation de Franck Stevens


    Né dans une ville de choux sise dans une terre de pommes, dans la contrée du peuple le plus brave (ou « bien brave », selon les sources), Franck Stevens a passé sa jeunesse penché sur des tomes poussiéreux consacrés aux sciences non-occultes, espérant y découvrir un moyen d’ouvrir un passage vers les mondes fantastiques vantés par ses livres préférés.
    Au terme d’une longue quête spirituelle, il a découvert la même vérité profonde que les autres victimes des agences de voyage initiatique : ces mondes imaginaires étaient en lui depuis le début !
    L’opération d’ablation s’est bien déroulée. Bonne nouvelle ! Les docteurs estiment pouvoir encore en tirer trois ou quatre autres de lui avant qu’ils ne se dissipe dans un nuage de sang d’encre et d’oiseaux en papier.

     


    Interview pour la parution de l'anthologie Chevaliers errants


    Bonjour Franck, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
    Je peux le faire en 13 :
    Franck Stevens, jeune auteur bruxellois de fantasy, d’horreur, de science-fiction et de vulgarisation.

    Pouvez-vous nous parler du processus d’écriture de votre nouvelleVivre par l’épée parue dans l’anthologie Chevaliers errants ?
    J’ai décidé d’approcher le thème sous un angle presque anthropologique : pourquoi existe-t-il tant de légendes au sujet de chevaliers errants ? Pourquoi ces chevaliers ont-ils souvent des épées aux propriétés hors du commun ?


    J’ai ruminé ces questions jusqu’à trouver une réponse qui m’a suffisamment amusé pour que j’aie envie de la partager avec le reste du monde. De là, écrire la nouvelle a été relativement simple : connaissant sa « chute » finale, j’ai développé ses personnages, ses rebondissements et les aspects de son univers dont j’avais besoin. J’ai pris un plaisir tout particulier à imaginer les légendes de cet univers : d’une certaine façon, ça m’a permis de « tricher » et d’insérer plusieurs petites histoires à l’intérieur de ma nouvelle !

    Pourquoi ce sujet ? Possède-t-il une valeur particulière pour vous ?
    J’ai deux réponses possibles à cette question.


    Première réponse : je suis fasciné par la façon dont les idées se répandent et évoluent, phénomène parfaitement illustré par les contes et les légendes. Certains contes, comme La Belle et la Bête par exemple, existent en effet sous une forme ou sous une autre depuis des milliers d’années.


    En tant qu’auteur, j’aime réfléchir à ce que ces histoires révèlent sur la psychologie humaine : malgré des siècles de changements culturels et technologiques, nous aimons encore le même genre d’histoire que nos ancêtres lointains ! J’aime imaginer que ces récits charrient encore l’écho de tous les conteurs qui se sont succédé pour les raconter… et qu’en les adaptant à notre tour, nous devenons les maillons d’une longue chaîne unissant l’humanité passée et l’humanité future.



    Car ces histoires ne transcendent pas les cultures et les époques sans être affectées : elles ne cessent d’être adaptées, réinterprétées, revues et corrigées selon les sensibilités de leur public, évoluant comme des espèces vivantes au gré des changements de leur environnement.


    Qui sait ce qu’il subsiste de l’idée originale qu’a eue l’un de nos lointains aïeux ? Serions-nous choqués de découvrir le véritable message qu’il voulait transmettre, ou les significations diverses qu’a prises son histoire à travers les siècles ? La Belle et la Bête a par exemple longtemps été un conte supposé préparer des jeunes filles à l’idée d’être mariées à des hommes bien plus âgés… quelles sont nos responsabilités en tant qu’auteurs lorsque nous adaptons de telles histoires, ou nos responsabilités en tant que parents lorsque nous les racontons à nos enfants ?


    Et qui sait dans quelles mesures les autres « histoires » que nous nous aimons tant nous raconter, comme l’Histoire avec un grand H, sont soumises au même processus de réinvention constante, d’évolution et de sélection naturelle… ?


    Voilà le genre de questions qui me torturent les méninges lorsque j’essaye d’écrire une histoire sur le thème « Chevaliers errants », de dormir ou de répondre à une simple question d’interview !


    Ceci conclut la version longue de ma réponse à cette question.

    Réponse alternative, plus courte : je crois que j’aime juste l’idée que derrière toute légende se cache un grain de vérité surprenant, dont la découverte recontextualise la légende et toutes ses variantes.


    Il m’est difficile de dire laquelle de ces deux explications est la plus correcte ! Je laisse la sélection naturelle décider laquelle prospérera et sera enseignée par les futurs professeurs de littérature spécialisés dans l’analyse de Mots et Légendes.

    Si vous deviez mettre en avant une phrase de votre nouvelle, laquelle choisiriez-vous ?
    Ce n’est pas le passage le plus représentatif de l’ensemble, mais mon médecin m’autorise une envolée lyrique par histoire courte et j’ai bien l’intention de la rentabiliser :
    « Quel genre d’homme voit s’abattre la foudre et lève en réponse son épée pour défier les nuages ? Quel genre d’homme plante ses pieds dans le sable à l’approche d’un raz-de-marée, son arme dégainée prête à trancher la vague ? »


    Je sais que ça fait deux phrases au lieu d’une, mais mon médecin n’est pas très bon avec les chiffres. De toute façon, je ne crois pas qu’il sache lire.


    À la réflexion, je devrais peut-être demander à voir son diplôme de plus près.

    Une suite ou une autre histoire dans cet univers est-elle à prévoir ?
    J’utilise dans Vivre par l’épée quelques concepts qui me trottent en tête depuis quelques années et qui jouent un rôle plus important dans un projet de roman sur lequel je travaille quand le temps me le permet.


    Irais-je pour autant jusqu’à dire que Vivre par l’épée est le point de départ d’un univers partagé qui finira par inclure plusieurs dizaines de nouvelles, trois pentalogies de romans, une série parallèle en bande dessinée et une saga audio entièrement interprétée dans une langue fictive de mon invention, le tout culminant par une pièce de théâtre post-post-postmoderne jouée dans l’obscurité totale par les membres de son propre public ?


    Absolument. À vos agendas : la pièce sortira le 12 octobre 2087 !

    Comment vous est venu le goût de l’écriture ? À quel âge ?
    Je viens d’une famille de littéraires : j’ai grandi entouré de livres en tous genres, dans une ambiance où la langue et l’écrit avaient un statut presque sacré. Il était sans doute inévitable que je me mette à écrire. Mes souvenirs de ma petite enfance sont un peu vagues, mais je crois que j’ai décidé que je serais écrivain avant d’avoir consciemment renoncé à mes plans de devenir à la fois pompier, détective et astronaute.


    Ce dont je me rappelle par contre très bien, c’est que les premiers livres « pour grande personne » que j’ai lus ont été Les Fourmis et Le Jour des Fourmis de Bernard Werber, quand j’avais neuf ou dix ans, et qu’ils ont constitué pour moi une véritable révélation : écrire n’est pas juste un moyen de raconter des histoires distrayantes, c’est aussi une façon de transmettre des idées capables de changer la vision que les gens ont du monde et, par ce biais, le monde lui-même !


    Bon, je ne sais pas si je l’avais compris précisément en ces termes à cet âge-là… mais je me rappelle en tout cas que ces livres ont fait forte impression sur moi à l’époque et m’ont convaincu qu’écrire en valait la peine.


    Bref, tout ça pour dire que si un incendie criminel détruit l’une de nos colonies lunaires, vous pourrez blâmer Bernard Werber, qui l’aura condamnée en me détournant de mes plans de carrière originaux.



    Qu’aimeriez-vous partager avec vos lecteurs ?
    J’ai une excellente recette d’eggnog, mais je n’ai pas encore trouvé de bonne excuse pour l’insérer dans une nouvelle.
    Ma motivation principale quand j’écris est de transmettre une idée qui m’excite, dans l’espoir qu’elle plaira autant à mes lecteurs qu’à moi.


    Parfois, il s’agit juste d’un détournement cocasse des conventions d’un genre littéraire, comme la fantasy. Parfois, il s’agit de quelque chose d’un peu plus sérieux, comme une mise en garde sur l’impact potentiel de technologies futures sur notre société, ou une invitation à considérer notre monde d’un œil critique en le contrastant avec un monde imaginaire.


    Et, parfois, il s’agit d’une recette de boisson lactée sucrée que tout être humain – non, que tout être vivant mérite de goûter au moins une fois dans sa vie.

    Comment vient l’inspiration ?
    Je n’ai pas de technique pour trouver l’inspiration. Les idées me viennent généralement quand mon esprit est libre de vagabonder : quand je conduis, sous la douche, ou quand j’essaye de m’endormir (trois situations évidemment idéales pour noter ces idées !).


    Malgré cela, je tiens depuis l’adolescence une longue liste d’idées que je tiens scrupuleusement à jour pour être sûr de n’en laisser filer aucune. Il s’agissait au départ d’un calepin que je gardais toujours en poche, mais je l’ai remplacé au début de l’ère des smartphones par une application de prise de note où mes idées sont méticuleusement classées. En plus d’idées d’histoire à part entière, je note aussi des éléments à utiliser dans mes récits futurs si l’inspiration me manque : des caractéristiques physiques ou traits de caractère originaux pour mes personnages, des endroits fictifs intrigants, des technologies imaginaires, des cultures alternatives…


    Même si je devais du jour au lendemain perdre toute capacité à avoir des idées nouvelles, je crois que j’ai assez de notes pour continuer à écrire pour le reste de ma vie !

    Quel est votre endroit favori pour écrire ? Avez-vous des rituels ?
    Mon endroit favori pour écrire est simple : devant un ordinateur ! J’écris principalement dans mon bureau, mais j’ai remarqué que je suis parfois plus productif quand je suis en déplacement, dans un environnement nouveau et loin de toute source de distraction.


    Mon rituel d’écriture consiste principalement à écarter les sources de distraction potentielles : placer mon téléphone en mode silencieux et hors de portée de main, activer l’extension de mon navigateur qui bloque tous les sites non essentiels à l’écriture, faire craquer mes doigts, puis appuyer sur des touches de mon clavier jusqu’à ce qu’un nouvel univers soit né (ou, plus prosaïquement, jusqu’à ce que ma compagne me rappelle l’existence du monde réel et de mes responsabilités vis-à-vis de ceux qui y vivent). J’écoute aussi parfois de la musique instrumentale pour bloquer les bruits extérieurs ou pour me placer dans une ambiance précise : j’ai quelques playlists adaptées au type de scène que je souhaite écrire.

    Comment abordez-vous la création d’un texte ?
    J’aime les appels à textes comme celui-ci pour les contraintes qu’ils imposent : le fait d’être original sur un thème prédéfini tout en respectant une limite de caractères stricte.


    Dans ce contexte, j’aborde la création d’une nouvelle en tournant et retournant dans ma tête le thème imposé jusqu’à trouver un angle d’approche original auquel je pense que peu d’autres auteurs auront songé. Ensuite, je creuse jusqu’à trouver un mystère, une révélation ou un retournement de situation original qui pourraient faire un thème ou une « chute » appropriés pour une histoire courte.


    Une fois cette idée centrale identifiée, le reste vient naturellement en posant les bonnes questions : quel genre de personnages serait le plus affecté par cette idée ? Que désirent ces personnages, et qu’est-ce qui les empêche d’atteindre leurs buts ? Répondre à ces questions me permet de tracer un plan général de mon histoire et d’identifier ses scènes les plus importantes.


    J’écris rarement de façon chronologique : je ne commence généralement pas par le début de l’histoire mais par les scènes-clés qu’elle doit absolument inclure. Une fois que je suis lancé, les idées pour les autres scènes ont tendance à venir naturellement et je saute souvent d’un bout à l’autre du document pour noter les éléments les plus importants des scènes manquantes. Cette approche me permet de me concentrer sur les parties les plus intéressantes de l’histoire en priorité, ce qui m’aide à respecter les limites de caractères et éviter le travail inutile : les scènes dont je repousse l’écriture sont celles qui m’intéressent le moins, donc celles qui intéresseraient le moins les lecteurs et qui peuvent donc être omises ou rester très courtes.


    Bien sûr, cette approche suppose de relire très attentivement le premier jet pour s’assurer qu’il forme un ensemble cohérent. Je ne sais pas si je la recommanderais à d’autres auteurs, mais elle fonctionne bien pour moi !

    Quels sont vos auteurs préférés ? Influencent-ils vos écrits ?
    J’aurais du mal à donner une réponse en ce moment : je m’efforce de varier mes lectures en lisant autant d’auteurs différents que possible en dehors de mes genres favoris.


    Ceci dit, les auteurs américains et britanniques que j’ai lus pendant mon adolescence occuperont toujours une place spéciale pour moi et influencent probablement la façon dont je conçois mes histoires : Isaac Asimov, Arthur C. Clarke, Kurt Vonnegut, Ursula Le Guin, Terry Pratchett, Sir Arthur Conan Doyle et H. P. Lovecraft, pour ne citer que les plus grands noms.


    J’ai d’autres auteurs préférés, bien sûr, mais ils ne sont pas connus…

    Comment s’appellent-ils ?
    Je ne sais pas. Ils ne sont vraiment pas connus…

    Quels sont vos projets d’écriture ?
    Entre deux nouvelles, je travaille sur un roman… mais j’ai pour principe de ne révéler aucun détail sur mes projets avant de les avoir terminés. Comme ma motivation naît de la perspective de partager enfin les idées qui m’excitent, je risque de perdre l’envie de terminer un projet si j’en dis trop avant de l’avoir fini !

    Quelles sont vos autres passions ?
    La science ! Je viens peut-être d’une famille de littéraire, mais je suis scientifique de formation et de profession. La physique, la chimie et les sciences pharmaceutiques sont mes trois sujets de prédilection.

    Peut-on suivre votre actualité sur un blog, un site ou un réseau social ?
    Pas en tant qu’auteur de fiction, mais j’ai créé un site de vulgarisation avec quelques collègues pendant mon doctorat, sur lequel il m’arrive encore de temps en temps de publier des articles qui se veulent courts et amusants : http://www.vulgarisation-scientifique.com/ 

    Pour conclure, qu’avez-vous envie de nous dire ?
    À vous, les éditions Mots et Légendes ?
    Merci beaucoup pour ce sujet original et pour m’avoir donné la chance de publier dans ce recueil !


    Aux lecteurs potentiels ?
    Je jure que mes nouvelles sont plus intéressantes que mes interviews !

     

    Vous pouvez retrouver la nouvelle de Franck Stevens dans notre anthologieChevaliers Errants, disponible sur notre boutique ou sur Amazon.

  • Présentation de Kevin Kiffer


    Kevin Kiffer est né en 1984 en Moselle et il vit désormais dans les environs de Strasbourg. Son premier roman de Fantasy antique, Entre la Louve et l’Olympe, est paru en 2018 chez Mots & Légendes éditions. Il y mélange Fantasy épique, histoire et mythologie. Il a d’abord publié plusieurs nouvelles, numériques (chez M & L également) ou papiers (Malpertuis, Rivière Blanche) et a travaillé sur une anthologie mêlant les genres SFFF, sur le thème Malédiction, sortie en 2017.
    Il est possible de suivre ses élucubrations sur son blog : letempsdestyrans.blogspot.com/
    Ou encore de le suivre en direct sur sa page FB : facebook.com/KevinKauteur/

     

     


    Interview pour la parution de l'anthologie Chevaliers errants


    Bonjour Kevin, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
    Je m'appelle Kevin, j'ai 35 ans, je suis un croisement bizarre d'alsaco-lorrain qui vit maintenant à Strasbourg.

    Pouvez-vous nous parler du processus d’écriture de votre nouvelleÀ feu et à aubes parue dans l’anthologieChevaliers errants ?
    Je suis un « producteur lent » quand il s'agit d'écrire. Autant dire que les AT, à temps réduit, sont de moins en moins pour moi. Mais pour cette histoire, j'avais déjà l'idée générale de la nouvelle, il m'a fallu affiner pour l'orienter dans le sens du sujet visé et je me suis lancé. Reste que j'ai tâtonné et beaucoup fait relire, du coup j'ai quand même fini la nouvelle juste avant le gong de la deadline.

    Pourquoi ce sujet ? Possède-t-il une valeur particulière pour vous ?
    L'idée du texte est née en amont, à ma lecture du cycle du Monde du Fleuve de P. J. Farmer, surtout le deuxième livre avec la quête jusqu'au-boutiste de Sam Clemens pour construire un bateau à aubes. Ce roman m'a vraiment impressionné. Parti de là, j'ai mené quelques recherches sur les bateaux à aubes, découvert que c'était une création française. J'ai lu aussi des choses sur Claude de Jouffroy d'Abbans, le papa du bateau à vapeur, dira-t-on.
    Par la suite, le sujet de l'AT est tombé et j'ai imaginé plutôt le contexte de cette France uchronique et mon héros. Je voulais que ce soit un simili Albator à la base, mais il en a surtout gardé une affreuse balafre !

    Une suite ou une autre histoire dans cet univers est-elle à prévoir ?
    On va la jouer hollywoodienne, mais je pense plutôt à raconter les origines : le premier navire, l'origine des créatures, comment Jouffroy d'Abbans est devenu le chevalier qu'il sera dans À feu et à aubes… J'en ai écrit quelques milliers de signes, avec un prologue mettant en scène le conquistador Pánfilo de Narváez… comme d'habitude, difficile de savoir si ça ira au bout.

    Si vous deviez mettre en avant une phrase de votre nouvelle, laquelle choisiriez-vous ?
    « La jeune femme n’avait que des connaissances sommaires en ingénierie pour comprendre l’impressionnante machinerie du Notre bon Louis, mais l’exactitude de ses rouages, la précision des pistons, la chaleur inhumaine en faisaient bien l’équivalent du monstre, ou le Saint Georges qui en viendrait à bout. »

    Qu’aimeriez-vous partager avec vos lecteurs ?
    Une chouette histoire, un bon divertissement et du plaisir.

    Quels sont vos projets d’écriture ?
    Les projets s'enchainent, encore faut-il que j'en vienne à bout ! Mon prochain roman mélangera piraterie, amour, trahison et magie, mais voilà six mois qu'il gonfle comme un crapaud sans s'arrêter. Je vais essayer de le finir très prochainement, pour voir ce que je peux en faire.
    Autre projet bien avancé, c'est celui d'une attaque de super-vilains sur Strasbourg. S’il n'y a pas de super-héros, qui pourra les arrêter ? Des hommes et des femmes ordinaires. Voilà le sens du projet, qui lui avance bien depuis plusieurs semaines.

    Il y en a plein d'autres, mais j'essaie de ne pas me disperser, ce qui est dur !

    Comment vous est venu le goût de l’écriture ? À quel âge ?
    C'est arrivé tardivement. J'ai lu Dracula, de Bram Stocker, au lycée, et ça m'a décidé à plonger dans la SFFF. Je suis devenu fan de Star Wars, j'ai commencé à bosser des fanfics dans cet univers et après, arrivé à la faculté, j'ai secoué le Shaker avec des études en Histoire et voilà la machine lancée…

    Comment abordez-vous la création d’un texte ? Comment vient l’inspiration ?
    C'est fluctuant. Parfois, c'est un mélange de lubies, d'autres fois une lecture, la vision d'un film, une musique… ça dépend vraiment du sujet, du format, etc.

    Quel est votre endroit favori pour écrire ? Avez-vous des rituels ?
    J'aime beaucoup écrire sur mon canapé, dans mon salon, tranquillement en solo, ou entouré de ma petite famille. Le rituel, c'est la musique, je n'écris pas sans elle. J'ai un lien assez visuel avec tout ça, je mets en musique mes scènes comme le ferait un réalisateur et ça m'aide à progresser dans la narration de mes textes.

    Quelles sont vos autres passions ?
    Principalement la musique, le cinéma, la lecture et la randonnée.

    Peut-on suivre votre actualité sur un blog, un site ou un réseau social ?
    On peut me suivre sur mon blog :letempsdestyrans.blogspot.com/
    Et sur Facebook :facebook.com/KevinKauteur/

    Pour conclure, qu’avez-vous envie de nous dire ?
    Je souhaite une bonne lecture à tous ceux qui découvriront les ouvrages de Mots & Légendes !

     

    Vous pouvez retrouver la nouvelle de Kevin Kiffer dans notre anthologieChevaliers Errants, disponible sur notre boutique ou sur Amazon.

  • Présentation de Carl Ansen

    Jeune médecin cancérologue, je suis témoin tous les jours du caractère absurde et impitoyable avec lequel les destinées humaines sont parfois emportées. L’écriture n’est pas qu’un moyen de m’évader de ce quotidien parfois douloureux et toujours touchant, elle constitue la projection naturelle, essentielle, fondamentale même de la vision – je l’espère singulière – que j’ai du monde.
    Au contraire de nombre de mes confrères écrivains, j’écris peu sur le monde médical. Mon travail s’est orienté vers les littératures de l’imaginaire en raison de la liberté infinie qu’elles offrent à l’auteur. Il ne s’agit pas seulement de décrire une vie ou une époque, mais d’imaginer toutes les vies et toutes les époques, même celles qui n’ont jamais existé et n’existeront jamais. Mes inspirations se nomment, entre autres : George Orwell pour la lucidité de sa vision politique, Albert Camus pour la fluidité absolue de ses mots, Alan Moore pour la délicieuse plongée méta qu’est l’uchronie de Watchmen.
    Je renouvelle ma gratitude à Mots & Légendes pour le privilège d’avoir été lu par des pairs à l’esprit acéré et d’avoir été choisi pour figurer au sein de cette belle anthologie.
    J’espère écrire aussi longtemps que mon esprit et mon corps me le permettront, et que je continuerai à progresser dans cet art ô combien difficile mais si gratifiant.

     

    Interview pour la parution de l'anthologie Chevaliers errants

    Bonjour Carl, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
    Bonjour, j'ai 30 ans et je suis médecin. J'écris depuis plus de dix ans, et c'est une passion qui devient de plus en plus prenante mais aussi gratifiante.

    Pouvez-vous nous parler du processus d’écriture de votre nouvelleDes anges et des hommes parue dans l’anthologie Chevaliers errants ?
    Cette nouvelle est la deuxième que j'ai écrite. Elle correspond à cette période initiale de mon expérience d'auteur où j'avais beaucoup de difficultés à terminer un travail que j'avais commencé lorsque je me rendais compte de ses imperfections. Cependant, j'ai réussi à m'accrocher et à aller jusqu'au bout de mon idée initiale.

    Pourquoi ce sujet ? Possède-t-il une valeur particulière pour vous ?
    Cette nouvelle vient de deux idées qui ont fini par se rejoindre : la première est celle du personnage principal, Blair, une jeune femme combative et solitaire, en proie à la culpabilité et à la blessure ; la seconde est celle d'une société imaginaire où les supposés Anges ne seraient pas des libérateurs, mais des oppresseurs. Une fois ces deux idées à peu près définies, j'ai cherché à inscrire le personnage de Blair au sein de ce conflit entre hommes et Anges.
    Le thème de la société à deux vitesses revient souvent dans mon travail : elle reflète les rapports inégaux et dominateurs de certaines civilisations envers d'autres. C'est un conflit civilisationnel qui existe depuis que l'homme a fondé les premières cités en Mésopotamie.

    Une suite ou une autre histoire dans cet univers est-elle à prévoir ?
    J'ai conçu Des Anges et des Hommes comme un one-shot. Je n'ai pas prévu de suite à cet univers actuellement. Mais on ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve...

    Si vous deviez mettre en avant une phrase de votre nouvelle, laquelle choisiriez-vous ?
    « Vous voulez nourrir votre haine, mais elle aura toujours faim. »

    Qu’aimeriez-vous partager avec vos lecteurs ?
    Je pense que le but de tout auteur est de montrer la vision singulière et unique qu'il a du monde.

    Quels sont vos projets d’écriture ?
    Je suis un auteur (et un lecteur) dispersé. En plus de participer de temps en temps à des appels à textes pour des nouvelles, je coécris un roman de space opera et j'ai d'autres projets en tête comme un roman d'anticipation portant sur le thème de l'écologie.

    Comment vous est venu le goût de l’écriture ? À quel âge ?
    Dans l'écriture, je dois distinguer le goût pour la narration et le goût pour les lettres. J'avoue que l'envie de raconter des histoires, de faire vivre des personnages et d'illustrer des thématiques qui me sont chères m'est venue avant d'apprendre à savoir comment les magnifier.

    Quel est votre endroit favori pour écrire ? Avez-vous des rituels ?
    J'aimerais pouvoir écrire partout, tout le temps, et être productif à chaque seconde de temps libre à ma disposition. Malheureusement, c'est loin d'être aussi simple. Souvent, je me mets à mon bureau et je tâtonne pendant une heure avant d'arriver à rentrer dans le récit et à trouver mon rythme.

    Quels sont vos auteurs préférés ? Influencent-ils vos écrits ?
    Les auteurs qui m'ont durablement marqué en tant que lecteur sont Albert Camus, George Orwell et Alan Moore. Ils l'ont fait chacun à leur manière, mais ils se distinguent des autres auteurs que j'ai lus par la fluidité de leur style, la clarté de leur prose et la puissance de leurs idées. Je ne cherche pas spécialement - à travers mon travail - à leur rendre hommage ou à me faire l'apôtre de leurs idées, mais leur œuvre constituera toujours l'idéal formel à atteindre.

    Peut-on suivre votre actualité sur un blog, un site ou un réseau social ?
    Je n'ai pas de blog d'écrivain à proprement parler, mais il m'arrive d'exercer ma plume à critiquer des films et des séries TV sur le blog suivant : https://critiquesmuturetgibbonsking.blogspot.com/

    Pour conclure, qu’avez-vous envie de nous dire ?
    Je souhaite à chacun de prendre du plaisir à lire l'anthologie Chevaliers Errants.

     

    Vous pouvez retrouver la nouvelle de Carl Ansen dans notre anthologieChevaliers Errants, disponible sur notre boutique ou sur Amazon.

  • Présentation de l'éditeur :
    L’essence plasmatique est au cœur de toutes les productions sur l’ancienne Terre rebaptisée Origine. Les grands industriels d’Eurafrique s’arrachent les droits de son extraction sur les astéroïdes. Lorsqu’un géocroiseur d’un type très particulier approche de leur sol, il est d’abord question de le piéger à l’aide d’un tracteur gravitationnel et de le placer en orbite.

    L’astrophysicienne et sensitive, Maylis Lhan est envoyée sur ce monde en miniature où les périls sont légion et le précieux plasma stellaire omniprésent. Mais qu’en est-il exactement de ce dernier ? La jeune femme apprendra à reconnaître dans sa trace imperceptible des signes d’une humanité que personne ne soupçonne, et lorsque la relation singulière qui la lie à son opérateur s’engage dans une direction inattendue, elle devra assumer ses choix et oublier ce qu’elle est pour l’accueillir.

    C’est au cœur de l’astéroïde SolAs, ainsi que sur Origine, que se jouera le final alors que les grandes variations climatiques ont bouleversé l’équilibre des puissances en place et fait des terres canadaskiennes ainsi qu’étatsunienes, une sorte de mausolée vivant, et que l’Eurafrique connaît dorénavant le froid et la glace. Le périple qui entraînera Maylis jusqu’au bout du monde l’entraînera également au-delà d’une position sans retour, où elle devra choisir entre une humanité en perdition et un nouvel horizon plus périlleux encore. Mais qu’a-t-elle concouru à amener sur Origine ?

    Christine Barsi :
    L’auteure est une scientifique et une artiste qui a fait des études en biologie et science de la nature et de la vie, cherchant à comprendre ce qui anime le genre humain. L’auteure travaille dans les ressources humaines, l’informatique et l’ingénierie, écrivant en parallèle depuis 1998 des romans de science-fiction et de fantastique, avec à son actif cinq romans publiés à compte d’éditeur.


    Titre : SolAs
    Autrice : Christine Barsi
    Site de l'autrice : http://christinebarsi.com
    Page Facebook de l'autrice : https://www.facebook.com/ChristineBarsi.romanciere
    Editeur : 5 Sens Editions
    Nombre de pages :  536 pages

    Prix du livre papier : 23,80 € : https://catalogue.5senseditions.ch/fr/science-fictionfantasy/268-solas.html



    Interview de Christine Barsi

     

    Présentez-nous votre ouvrage...

    SolAs est un roman de science-fiction, mon cinquième roman publié par 5 Sens Éditions à ce jour.
    Une mission sur un astéroïde, porteur des précieux champs de plasma, amène une astrophysicienne à découvrir les particularités intrinsèques de l’essence plasmatique stellaire et à y appréhender les signes d’une humanité que personne ne soupçonne. Lorsque la relation singulière qui la lie à l’un des membres de son équipe s’engage dans une direction inattendue, elle devra assumer ses choix et oublier ce qu’elle est pour l’accueillir.
    C'est au cœur de l'astéroïde SolAs, ainsi que sur Origine, que se jouera le final alors que les grandes variations climatiques ont bouleversé l'équilibre des puissances en place et fait des terres canadaskiennes ainsi qu'étatsuniennes, une sorte de mausolée vivant, et que l'Eurafrique connaît dorénavant le froid et la glace.  Le périple qui entraînera Maylis jusqu'au bout du monde l'entraînera également au-delà d'une position sans retour, où elle devra choisir entre une humanité en perdition et un nouvel horizon plus périlleux encore. Mais qu'a-t-elle concouru à amener sur Origine ?

    Avez-vous un sujet de prédilection ?

    Sous couvert d’une passion qui va à l’encontre de toute éthique apparente, l’histoire traite des flux de conscience énergétique, de l’énergie pensante et de la création de la vie sous forme d’entités…  notamment dans le creuset d'un bâtiment d'astrophysique.
    Dans ce livre, ce qui m’a importé, c’est aborder des sujets d’actualités scientifiques et techniques tels l’astrophysique et l’énergie plasma, cette fameuse essence plasmatique, l’exobiologie, les astéroïdes et leur gestion, les entités aliens, les techniques de laser et de générateurs de particules, la génétique mais également l’extraction minière. Comme généralement chez moi, je confronte ces thèmes à la nuisance, cette fois, non plus des grands lobbies pharmaceutiques ou des laboratoires ayant pignon sur rue mais de celle de l’industrie minière et astéroïdique.

    Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

    L’amour franchit toutes les barrières, transcende les êtres au-delà de ce qu’ils peuvent appréhender.
    Les voies de la création sont infinies, tant dans le domaine des arts que dans celui des sciences et de la spiritualité. Dans leur plénitude, elles enfantent d’innombrables formes dont l’émergence amène autant d’êtres à notre image… ou pas.

    Pourriez-vous nous citer quelques passages de SolAs ?

    En voici un premier :
     « Le chant du Métal : « Le métal qui draine toute l’attention des grands lobbies n’incarne déjà  plus qu’un matériau sur le déclin. Il maintient son illusion tel un magicien ou un automate, mais à terme, sa source se tarit tandis que sa déchéance n’est plus qu’une notion de temps ultime. »
    … Khal Sihlen évaluait d’un air méfiant le métal qui se convulsait derrière la paroi de bioverre épais qui assurait leur sécurité. Sans qu’il comprenne comment c’était arrivé, ils avaient perdu le contrôle de ce secteur. À l’une des étapes du processus, mais laquelle ? Il pouvait voir le roboïde, en charge des opérations, figé le long de la citerne d’acier trempé, sa coque à l’épreuve des miasmes acides et des explosifs à forte charge avait été démantelée ; une lèpre inconnue le rongeait à un rythme déroutant. Près de lui, au sol, Warrhaen était tombé. Au travers de la visière du casque, il avait l’air mal en point et le métal paraissait attiré par son immobilité ; un métal si particulier. Depuis son axe d’observation, Khal jeta un coup d’œil derrière lui, au-delà du périmètre sécuritaire ; comme lui, les scientifiques ne comprenaient pas. Affolés, ils tentaient d’isoler la zone afin de la placer en quarantaine…

    En voici un second :
    … Si l’année de sa mise en orbite, l’ancrage satellitaire du corps spatial avait causé beaucoup de bruits et amené un développement accru de l’intérêt général pour tout ce qui touchait de près ou de loin à l’astrophysique et l’astronomie, les deux années suivantes avaient vu étouffer dans l’œuf les discours plus ou moins cohérents des experts. À croire que l’on voulait que les foules oublient l’évènement, pour mieux inciter le corps scientifique à œuvrer dans les coulisses, comme à son habitude. Aujourd’hui, alors que Maylis allait sur ses vingt-trois ans, la presse à sensation ne laissait filer que quelques bribes à intervalles irréguliers, alors même que PlasmAtal, l’une des plus grosses entreprises industrielles implantées en Eurafrique et en Ruschin, avait investi le corps stellaire et installé son site d’exploitation après en avoir obtenu la licence adéquate, auprès des autorités compétentes. Dans les revues scientifiques et dans les quelques rares articles qui abordaient le sujet de l’astéroïde et du type de production que l’on y effectuait, il était question d’un plasma métalloïdique aux propriétés fascinantes, mais les précisions s’arrêtaient là. Pourtant, la jeune femme devinait qu’il y avait davantage que ce que les infos distillaient par doses infinitésimales…

    À quels lecteurs s’adresse votre ouvrage ?

    Mon ouvrage s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux mystères occultes, aux problématiques actuelles de l’éthique de la manipulation du génome, de la préservation des ressources naturelles, à ceux qui aiment ce monde et ces composantes, les grandes forêts, tout en étant amateurs de belles lignes et de réflexions sur l’existence que je glisse régulièrement dans mes romans. Ce livre mêle de manière équilibrée la science, la technique, les conflits entre races et la passion irrépressible d’un être pour un autre. Il s’adresse aux amoureux de la science comme aux amoureux des belles histoires d’amour.

    Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

    En ce milieu d’année 2019, je suis sur la rédaction du tome 3 de Déviance, ma romance vampirique. Dans le même temps, j’attends les résultats de la soumission du tome 2. Je nourris également un autre gros projet de SF pesant plus de mille cinq cents pages qu’il va falloir retravailler et réécrire — un très long travail en perspective.
    Il va me falloir intensifier ma présence sur les salons du livre et cafés littéraires. En 2019, j’ai participé au salon du Livre et de la Bd sur Mennecy, organisé quelques séances de dédicaces au sein de mon centre commercial Auchan de Fontenay-sous-bois. Je cherche aussi à faire traduire l’un de mes livres, et j’aspire à ce que l’un de mes romans passe à la télé ou au ciné « Le grand cinéma » comme le clame Jacques Villeret dans « le Diner de Cons ». Toutes sortes d’idées me trottent dans la tête, et il faudra bien qu’elles trouvent un exutoire.

    Avez-vous le sentiment d’avoir progressé dans votre univers de romancière ?

    Eh bien oui ! Écrire ne suffit cependant pas, bien que je m’y adonne de manière de plus en plus intense au fil des années.
    Alors je me suis confrontée à l’univers réel afin de réaliser ma première vidéo de présentation de l’auteure ainsi que de ses œuvres ; Gérard Confino au moyen du média « Planète Gaïa TV » m’en a donné l’opportunité et je l’en remercie.
    De même, je sonde le Net à la recherche de groupes de science-fiction et de fantastique qui m’impliqueraient dans le domaine afin de me faire connaître et de connaître mieux les rouages de cet univers de la création et de l’édition. Dans ce cadre, j’ai intégré le cercle des passionnés de SF par le biais de leur réseau Facebook « Les Mercredis de la SF ». Ils m’ont ouvert d’autres horizons technologiques, à moi qui en suis fan. Ainsi la réalité augmentée, ainsi la Noosfère et le NooMuseum de Yann Minh, un vrai trésor de créativité dans lequel tout artiste aspire à s’immerger. Merci à toi Yann, pour ce précieux cadeau que tu nous fais.

    Un dernier mot pour les lecteurs ?

    J’aime écrire, une passion nécessaire pour un écrivain sans laquelle celui-ci n’irait pas au bout de son tout premier manuscrit. L’écriture se définit par la persévérance essentielle et la volonté tout aussi essentielle de parvenir à l’achèvement qui consacrera l’œuvre de l’artiste. L’existence d’un écrivain s’avère solitaire dans sa phase cruciale de l’écriture ; il lui faut l’affronter au quotidien ainsi qu’un ascète en quête de sagesse. Mais se rajoutant à ces performances, se tient celle d’amener à la vie ses personnages, de les faire évoluer au sein d’une histoire qui ne s’appréciera jamais que par la richesse du vécu de ces derniers.
    Il m’arrive souvent de les trouver exigeants alors qu’ils m’entraînent dans leurs tribulations dont j’ai le sentiment de ne rien maîtriser, en dehors d’une certaine architecture dans le cadre du scénario.
    Pour finir et comme chaque fois, je répèterais encore et encore la phrase que j’ai découverte il y a quelque temps, celle de George Bernard Shaw qui disait : « Vous voyez des choses et vous dites : « pourquoi ? » Mais moi je rêve de choses qui n’ont jamais existé, et je dis : « pourquoi pas ? » »

     

  • Présentation de l'éditeur :
    Déchirée entre son travail de médiatrice et d’ambassadrice, et son intérêt pour les sciences des mutations, Kathleen Mârychl est en lutte ouverte contre les représentants officiels de la Confédération des Trois Marches qui s'évertuent à saper ses tractations diplomatiques, mais aussi contre le prince Louan Kearinh dont elle s'efforce de défendre la cause, tout en s'ingéniant à éviter le contact du fait des risques mutagènes auxquels l'expose leur relation ambigüe.
    Le grand Xénobian l'a enlevée au sein même de l'une des agences de médiation parmi les plus renommées de la capitale stelhene, la gardant contre son gré à l’intérieur de son précieux vaisseau. C'est dans cet environnement hostile qu'elle devra opérer, à la fois pour tenter de lui ouvrir les voies du commerce de l'Alliance auxquelles il aspire, mais également afin de trouver un remède à la terrible mutation dont il est porteur ainsi que son peuple, et qui sème la mort tout autour d'eux parmi les représentants du sexe opposé.

    Note de l’écrivain :
    Au sein de cette épopée de science-fiction qui se poursuit, nos personnages se cherchent et se fuient, en but à leur passé. Au détour d’un chapitre, le lecteur trouvera quelques réflexions amorcées sur les radiations ou le concept de champs temporels revisités. Au travers d’une grande passion, cette histoire s’adresse aux amoureux de science-fiction, mais il faut également aimer les mots, leurs agencements, leur poésie.

    Titre : Mutagenèse - Tome 2 du Cycle des Trois Marches
    Nom de l'autrice : Christine Barsi
    Site de l'autrice : christinebarsi.com
    Editeur : 5 Sens Editions
    Nombre de pages : 494 pages


    Prix du livre papier : 22,32 € : https://catalogue.5senseditions.ch/fr/science-fictionfantasy/181-mutagenese-le-cycle-des-trois-marches-tome-2.html

     

    Interview de Christine Barsi



    Présentez-nous votre ouvrage...
    Au sein de cette épopée de science-fiction qui se poursuit, mes personnages se cherchent et se fuient, en but à leur passé singulier. Au détour d’un chapitre, le lecteur trouvera quelques réflexions amorcées sur les radiations ou le concept de champs temporels revisités. Au travers d’une grande passion, cette histoire s’adresse aux amoureux de science-fiction, mais il faut également aimer les mots, leurs agencements, leur poésie.
    Mutagenèse, le tome 2 du Cycle des Trois Marches aborde l’existence d’une jeune femme déchirée entre son travail de médiatrice et d’ambassadrice, et son intérêt pour les sciences des mutations. Kathleen Mârychl est en lutte contre les représentants officiels de la Confédération des Trois Marches qui s'évertuent à saper ses tractations diplomatiques, mais aussi contre le prince Louan Kearinh dont elle s'efforce de défendre la cause, tout en s'ingéniant à éviter le contact du fait des risques mutagènes auxquels l'expose leur relation ambigüe.
    Captive du grand Xénobian qui l'a enlevée au sein même de l'une des agences de médiation parmi les plus renommées de la capitale stelhene, Kathleen est gardée contre son gré à l’intérieur du précieux vaisseau princier. C’est dans cet environnement hostile qu’elle devra opérer, à la fois pour tenter de lui ouvrir les voies du commerce de l'Alliance auxquelles aspire son geôlier, mais également afin de trouver un remède à la terrible mutation dont celui-ci est porteur ainsi que son peuple, et qui sème la mort tout autour d'eux parmi les représentants du sexe opposé.

    Avez-vous un sujet de prédilection ?
    Sous couvert d’une passion torride, ce second tome, comme le précédent, traite de thèmes scientifiques tels l’espace-temps, les mutations et les aptitudes psychiques, dans un contexte de science-fiction. Des sujets tels que la génétique, la biologie, mais aussi la robotique, une civilisation occulte au sein de mégalopoles. Viennent s’y greffer l’humanitaire et la philosophie. Mes personnages principaux opèrent sur des périmètres scientifiques et diplomatiques, notamment.

    Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
    Plusieurs messages :
    La diversité des peuples s’avère un atout pour notre culture et non pas un handicap. La notion doit être martelée afin qu’elle rentre dans le champ du courant d’idées.
    Les êtres, de quelque nature qu’ils soient, ont tous un rôle à jouer. L’humanité se transcendera le jour où elle aura compris que nous sommes tous impliqués, et qu’apporter son aide et son amour à la faune, la flore et la divergence dans sa globalité nous fera grandir bien au-dessus des concepts connus.
    Un autre message encore, immanent dans mes romans, traite de spiritualité.

    Pourriez-vous nous citer quelques passages de Mutagenèse ?
    En voici un premier :
    « Mais il y avait une seconde raison qui l'avait décidée à vouloir finalement approfondir le dessein xénobian et à le prendre en main ; une raison plus personnelle, une raison inavouable : sa fascination presque morbide pour le personnage qui avait enjoint la World Wide Compagny à lui attribuer l'un de ses plus insignes médiateurs ; et ce personnage à la fois charismatique et versatile qui avait décrété sa participation volontaire n'était autre que le roi d'Althaïe et prince régnant de Xénobia. Et aujourd'hui, elle se trouvait entre ses mains, captive de son vaisseau. »

    En voici un second :
    « Valäar longeait l'une des passes, accessibles uniquement par quelques officiers de la Ligue. Le tracé buriné sur le métal de son avant-bras lui conférait cette prérogative inusitée dont il ne se servait que rarement. Il devait se rendre compte par lui-même de ce qui se tramait au sein des commandos. Lathieg ne se comportait pas comme attendu ; la mission qui lui avait été confiée déviait de la direction initiale. Des tensions encore impalpables se déversaient insidieusement sur chaque îlot de commandement à l'insu de la junte militaire, mais jusque-là, pas de signaux évidents de désorganisation ou d'infiltration. »


    En voici un troisième :
    « Alors qu'il s'engouffrait dans les coursives sans vraiment prêter attention à son environnement, ses pas avançaient d'eux-mêmes, presque au hasard, sans qu'il les commande. Rongé par l'amertume, égaré par une émotion qu'il ne maîtrisait pas, fermé à ce qui l'entourait, il n'entendit pas immédiatement les alarmes qui au sein des infinitudes de couloirs successifs, se mirent à retentirent, assourdies dans leurs alvéoles de métal, mais suffisamment prégnantes pour prévenir d'un incident sérieux. »


    D’où vient l’originalité de votre écriture ?
    Mon écriture mêle la simplicité des mots et du quotidien avec la complexité des mondes, des êtres et des thèmes qui me tiennent à cœur. Tout à coup, au détour d’un chapitre ou d’un paragraphe, survient une envolée technique ou philosophique. Ces petits trésors se dissimulent régulièrement dans mes écrits. Il faut vouloir aller les découvrir.
    Dis autrement, en parcourant mes livres, les lecteurs s’imprègneront de passions, mais également appréhenderont, chaque fois, une ou plusieurs connaissances nouvelles au travers des sujets scientifiques que j’aurais au préalable assimilés et vulgarisés lors de la construction du projet littéraire.

    À quels lecteurs s’adresse votre ouvrage ?
    Mon ouvrage s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux intrigues amoureuses, à tous les amateurs de belles lignes et de réflexions sur l’existence que je glisse régulièrement dans mes romans. Si l’on affirme généralement que le domaine de la science-fiction captive davantage les hommes, ce n’est pas le cas pour Mutagenèse qui contient comme pour Teralhen, le premier tome, un émotionnel fort mêlant des sujets tout aussi forts que les femmes seront les premières à apprécier.

    Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
    Le manuscrit sur lequel je travaille actuellement est un roman d’anticipation qui sera achevé, au plus tard, d’ici le mois de septembre prochain pour la partie réécriture. Ensuite la recherche d’un éditeur sera mon lot comme celui de très nombreux écrivains. Au sein des pages de ce futur roman, vous retrouverez comme toujours chez moi, l’ambiguïté des relations entre les personnages principaux, mais dans un tout autre univers, un tout autre contexte que pour mon cycle des Trois Marches. Je pense qu’il marquera un tournant dans mon expérience de romancière et dans le milieu littéraire, en ce qui me concerne.
    Puis je reprendrais le travail sur un manuscrit de science-fiction déjà bien finalisé, tout en cherchant le temps nécessaire à l’écriture du tome 2 de ma romance vampirique Déviance qui m’est régulièrement demandé.
    J’ai tant de projets en tête, et en cours, à différents niveaux de constructions que je ne sais pas si une vie suffira pour achever toutes mes histoires. Mais cela, seul le futur nous le dira.

    Quels sont vos auteurs/es fétiches ?
    Si je me cantonne aux auteurs de SF qui ont su capter mon intérêt, parce qu’ils embarquent la passion, la découverte de mondes ainsi que la science et la technologie, en intégrant des réflexions riches d’apprentissage personnel, alors je citerais comme toujours :
    Jules Vernes, George Orwell, H. G Wells et sa « Guerre des Mondes », Philip K. Dick et son « Blade Runner », Isaac Azimov avec « le Cycle de Fondation », A.E. Van Vogt avec « A la poursuite des Slanh », Jack Vance, Pierre Bordage dans « Les guerriers du Silence », René Barjavel, Franck Herbert avec « le Cycle de Dune », Aldous Huxley avec « Le meilleur des mondes », Bernard Simonay et « le Cycle de Phénix » et enfin Jimmy Guieu qui a été l’un de mes premiers et de mes favoris avec notamment les derniers volumes E.B.E 1 & 2. Ah j’oubliais ! Je relis actuellement la trilogie des fourmis de Bernard Werber, un sacré roman !

    Un dernier mot pour les lecteurs ?
    J’aime raconter les histoires de mes personnages. Ceux-là sont exigeants et m’entraînent dans leurs tribulations dont j’ai le sentiment de ne rien maîtriser, en dehors d’une certaine architecture dans le cadre du scénario. Car il faut quand même savoir se faire entendre, n’est-ce pas ? Mais si mes personnages tentent d’imposer leurs points de vue, je m’évertue moi-même à les orienter ou les réorienter quand la vision jaillit hors de la trame et dépasse les bornes établies. Un pacte entre eux et moi dont je me dois d’être le garde-fou.
    Pour finir, je répèterais encore et encore, la phrase que j’ai découverte il y a quelque temps, celle de George Bernard Shaw qui disait : « Vous voyez des choses et vous dites : « pourquoi ? » Mais moi je rêve de choses qui n’ont jamais existé et je dis : « pourquoi pas ? » »

     


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  • Khiad, après sa lecture de notre roman Faon, a posé quelques questions à Jean Bury. Au cours de cette interview, venez en apprendre davantage sur notre auteur, sur Faon et sur ses projets à venir !

    Retrouvez l'interview sur ce lien : http://booksfeedmemore.eklablog.com/interview-jean-bury-a130746320

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  • Une interview vidéo de Nicolas Villain a été réalisée par Web Morbihan Magazine. Dans cette interview, Nicolas Villain nous parle de son univers et de Vent glacial sur trace N°6 qui est paru chez Donjons éditions.

     

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  • Présentation de l'éditeur :
    Sur la lande des Pennines, la rencontre d’une écrivaine de récits fantasques avec l’un de ces êtres étranges peuplant les antres rocheux des Yorkshire dalls, là où les trolls et les vampires se terrent dans le triangle des Bardens, un site réputé parmi les plus hantés au monde. Leur confrontation entraînera un choix difficile pour la jeune femme, déchirée entre son amour pour ses enfants et leur bien-être, et celui éprouvé pour l’être dangereusement mortel qui la pourchasse. York et ses ruelles tortueuses seront le théâtre de crimes énigmatiques, ainsi que leur terrain de jeu, jusqu'à ce qu’il en décide autrement...

    Titre de l'ouvrage : Déviance
    Éditeur : 5 sens éditions
    Nom de l'autrice : Christine Barsi
    Site de l'autrice : christinebarsi.com
    Collection : Fantastique
    Genre du texte : romance vampirique
    Nombre de pages : 250 pages

    Prix livre numérique : 7,99 € - https://catalogue.5senseditions.ch/fr/livres-numeriques/118-deviance.html
    Prix livre papier : 21 € - https://catalogue.5senseditions.ch/fr/home/119-deviance.html

     

    Interview de Christine Barsi

     

    Présentez-nous votre ouvrage...
    Déviance est une romance vampirique qui met en scène le rapprochement entre une auteure de romans fantastiques et un vampire. Les personnages sont très émouvants, perdus comme ils le sont dans la passion qui ne fait que croître entre eux, en dépit de ce qui les oppose. De très beaux sentiments, un esthétisme au profit d’un relationnel puissant œuvrant au sein de l’univers ténébreux des ruelles tortueuses de York et des antres rocheux des Yorkshire dalls.

    Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
    Plusieurs messages, en fait. En tout premier lieu, le mythe de l’écrivain dont les personnages naissent à la réalité et dont on ne sait plus s’ils sont réels ou bien simples créations mentales de l’écrivain. Un autre message se rapporte aux effets dévastateurs de la société de consommation et ses modes non raisonnés. Un troisième message décrit la relation entre l’écrivain et l’éditeur, ce qu’elle devrait être et ne pas être. Mais il y a d’autres messages.

    D’où vient l’originalité de votre écriture ?
    Mon écriture se veut esthétique et sensuelle, se pose sur les choses afin de les observer pour mieux faire goûter au lecteur le plaisir de ce qui l'environne : un arbre, un fleuve, un jardin, les décors décrits dans leur contexte, l’humanité transcendée des personnages. J’ai réalisé une étude poussée de la région et de l’époque pour amener le lecteur à plonger dans une réalité qui n’est plus celle du monde tangible, mais qui est tout autre, afin qu’il la ressente et s’en imprègne. Les lieux : l’Angleterre avec sa région du Yorkshire avec ses antres rocheux, et York dont on dit qu’elle est la ville la plus hantée d’Angleterre. L’époque : autour des années 1958.

    Où puisez-vous votre inspiration ?
    Chacun de mes livres provient d’un rêve fait au milieu de la nuit, d’une vision particulièrement intense et dont je rattache une onde qui me portera ensuite, chaque fois que je me mets à l’écriture de l’histoire en question. Chaque histoire, et j’en ai plus d’une vingtaine en cours à différents niveaux de réécriture, possède son onde caractéristique qui est mon fil conducteur.

    À quels lecteurs s’adresse votre ouvrage ?
    Mon ouvrage s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux relations de passion entre les êtres, quels qu’ils soient. À tous ceux, jeunes adultes, mais aussi adultes matures, qui apprécient les belles lignes et les réflexions sur l’existence que je glisse régulièrement dans mes œuvres. Des hommes et des femmes, bien que je crois que les femmes ont une plus grande attirance pour ces thèmes.

    Quels sont vos auteurs/es fétiches ?
    Mes auteurs préférés sont ceux qui écrivent du fantastique et de la science-fiction et qui savent allier comme j’essaie de le faire, la passion, la découverte de mondes ainsi que la science et la technologie, et intégrant des réflexions sur le monde tel qu’il est et tel qu’il pourrait être. Ainsi, Clive Barker avec Imajica et le Royaume des devins, Louise Cooper avec le Maître du Temps, Bram Stoker avec Dracula, Stephanie Meyer, auteur des Âmes Vagabondes et de Twilight, Bernard Simonay avec Phénix et son roman de la Belle et la Bête, Ayerdhal avec la Bohême et l’Ivraie et Transparences, Anne Rice avec sa saga des sorcières et ses chroniques des vampires, enfin Brandon Sanderson avec Fils des Brumes, mais aussi Fiona Mc Intosh avec Le Don, et enfin Pierre Bordage avec les Guerriers du Silence. Et tous les autres livres de ces auteurs, mais il y en a bien d’autres, aussi bien de fantastiques que de science-fiction. Jimmy Guieu, dans ma toute jeunesse, a été l’un de mes favoris.

    Un dernier mot pour les lecteurs ?
    J’aime raconter des histoires aux enfants et aux adultes, afin de les entraîner dans des univers qui les captivent au point que la vie devient source de création perpétuelle, et qu’ils en oublient leur quotidien. J’aime les amener à rêver à leur tour et magnifier leur existence qu’ils croyaient jusque-là sans poésie et sans but.


    Livre également en commande sur le site de l’éditeur : www.5senseditions.ch - Chloé Wittwer : +41 (0) 76 789 05 92 (suisse)
    Auteur : Christine Barsi - mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

     

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  • Cette interview de Aurore Payelle a été réalisée dans le cadre de la parution de son illustration, inspirée par la nouvelle 00011001, dans le webzine Mots & Légendes 9.

     
    Pourrais-tu te présenter en quelques mots à nos lecteurs ?
    Je suis une jeune femme de 25 ans pleine d'imagination.
     
    Comment t'est venu le goût du dessin, à quel âge ?
    Il me semble avoir toujours aimé dessiner. Je me souviens encore de mes années collège où mes dessins sur les agendas des copains avaient un succès fou ! Ils étaient pourtant très difformes à l'époque !
     
    Comment abordes-tu la création d'un dessin ? Comment te vient l'inspiration ?
    Alors, soit j'ai une idée qui me vient directement et je peaufine, soit l'inspiration vient en lisant, en écoutant de la musique. En cas de panne, je regarde ce qui se fait ailleurs (photos, dessins) et généralement ça vient tout seul après.
     
    Peux-tu nous parler de la façon dont tu as abordé l'illustration du texte 00011001 ?
    Alors j'avoue que ça n'a pas été facile au début. J'illustre rarement des textes de Science-Fiction. Je suis plus monde réel ou Fantastique (oui avec les petites fées et tout), alors pour illustrer ce texte, j'ai dû me creuser un peu plus la cervelle. :)
     
    Quel est ton endroit favori pour dessiner ? As-tu des rituels ?
    Sans hésiter : mon canapé. J'ai un coin à moi du canapé. Un plaid sur les genoux, la tablette par dessus, l'ordi à côté et je me lance.
     
    As-tu un dessin dont tu es particulièrement fière ? Voudrais-tu nous le montrer ?
    J'ai la particularité d'oublier assez vite mes dessins et quand je les recroise sur le net ou sur mon ordi, je me dis souvent : « ah c'est moi qui ai fait ça ? Je dessine vraiment bien quand même »...
    OK, j'ai les chevilles qui enflent, mais je suis fière de tellement de dessins...
     
    Quels sont tes illustrateurs favoris ? Influencent-ils tes dessins ?
    Mes illustrateurs favoris... Hmm, j'aime tellement d'illustrateurs qu'en citer un ou deux me paraît compliqué. En ce moment, j'aime beaucoup le travail de Yuumei sur DeviantArt.
     
    Est-ce que tu as un style de dessin que tu préfères ? Y a-t-il des projets d'illustration que tu refuserais ?
    J'aime les dessins réalistes, j'adore les détails, mais ce sont des dessins qui prennent un temps fou. J'adore aussi le style manga.
    Des projets que je refuserais ? Pour le moment, si j'ai refusé des projets c'était soit par manque de temps de mon côté, soit parce que le projet n'était clairement pas abouti et qu'il ne mènerait nulle part tel quel.
     
    As-tu une anecdote à nous raconter sur ton parcours artistique ?
    Récemment, j'ai découvert une fonction sur Google (on apprend chaque jour...), vous glissez une image dans la barre de recherche et Google trouve les sites sur lesquels elle apparaît. Et bien, j'ai fait le test avec mes dessins.
    Retrouver ses dessins sur des sites ou blogs d'autres personnes, même sans citer mon nom, ça fait super plaisir.
     
    Quels sont tes projets ?
    Actuellement, je viens de signer avec une maison d'édition de la petite enfance et nous terminons notre premier livre ensemble et d'autres sont déjà prévus.
    J'ai toujours des projets privés que j'aimerais terminer.

     
    Pour conclure, qu'as-tu envie de nous dire ?
    On recommence quand ?
     
    PS Et ça, c'est mon blog : no2.ultra-book.com

     

     


     
      

  • Cette interview de Grégory Covin a été réalisée dans le cadre de la parution de sa nouvelle 00011001 dans le webzine Mots & Légendes 9.
     
    Pourrais-tu te présenter en quelques mots à nos lecteurs ?
    Je m'appelle Grégory Covin. Je vais avoir 40 ans cette année, et vis à Rouen. Je suis fan de comics et de lectures fantastiques (Héroïc Fantasy, SF, horreur) même si, à présent, j'en lis beaucoup moins qu'avant.
     
    Comment t'est venu le goût de l'écriture, à quel âge ?
    Les jeux de Rôles m'ont donné le goût de l'écriture. Gamin, je jouais aux Livres dont vous êtes le héros, et un ami m'a un jour initié à Warhammer. À l'époque, je lisais surtout des récits de terreur et me suis ainsi porté sur L'Appel de Cthulhu, de l'univers de Lovecraft, pour également réaliser des scénarios. J'ai bien entendu essayé Dongeons and Dragons, mais aussi Vampires the Masquerade ou encore Torg. Vers 18 ans, cela a commencé à devenir compliqué de se réunir entre copains, avec les études, nos vies qui changeaient, et j'ai rapidement compris que la grande époque "Jeu de Rôles" était révolue. Mais je n'avais pas pour autant envie d'arrêter d'en écrire. Je me suis donc reporté sur l'écriture, après avoir dompté le pianotage sur le clavier :)
    Puis Internet m'a donné l'occasion de participer à des concours de nouvelles, de réussir le premier auquel j'ai participé (ce qui m'a donné confiance en moi, parce que je ne savais pas du tout ce que je valais), et l'envie de continuer.
     
    Comment abordes-tu la création d'un texte ? Comment te vient l'inspiration ?
    Il y a une première partie qui est de la réflexion paresseuse. C'est-à-dire que j'ai des bribes d'idées que je laisse germer. C'est comme un jardin potager ; j'attends que ça pousse, je vérifie que ça ne parte pas chez le voisin (bref, qu'une idée ne soit pas hors sujet), puis je récolte. J'ai alors mon début d'histoire et une idée directrice qui me donnent envie de m'y mettre.
    Puis c'est la seconde partie. La magie. Je me laisse porter par l'histoire, tout en lui tenant la bride. Je deviens mon premier lecteur à surprendre. Je me pose des pièges desquels je dois ressortir, tant pis si je ne sais pas comment. Souvent, je repousse les premières idées qui me viennent pour en trouver d'autres. Plus folles, et donc plus originales. Les plus étonnantes éclosent pendant que j'écris ; elles surgissent de nulle part. C'est indéniablement comme si je pêchais des idées et que, parfois, l'une d'elles, totalement différente de celles que j'ai habituellement, mordait à l'hameçon. J'aime beaucoup cette sensation.
     
    Peux-tu nous parler du processus d'écriture de la nouvelle00011001 ? Ce qu'elle représente pour toi ?
    J'ai constaté que mes récits suivaient tous un fil directeur, une interrogation qui dure plusieurs années. Avant de passer à autre chose. Une sorte de Rubik's cube intellectuel que je tourne dans tous les sens et qui présente différentes couleurs mais un problème similaire. 2013 et 2014 auront été des années de remises en question de la réalité ; de la place de l'Homme dans l'univers et de son grade dans celui-ci. Je me suis amusé à le placer dans des situations similaires et de trouver des causes et conséquences différentes à chaque fois.
    Bien entendu, je m'intéresse à l'espace, sans pour autant dévorer des bouquins qui en parlent. Je suis plutôt du genre à suivre des documentaires à la télé. Je constate souvent que ce que l'on croit comme acquis ne sont que des hypothèses scientifiques. 00011001 est d'abord un questionnement sur ce qu'est un trou noir. On sait qu'il aspire tout ce qui lui passe autour, ainsi que le temps. Le Big Bang n'est d'ailleurs rien d'autre que ce moment où l'horloge se déclenche et que le temps a une signification. Ce qui entraine ce processus de début et de fin, de naissance et de mort. Mais que se passe-t-il à l'intérieur d'un trou noir ? Que se passe-t-il si une chose, aspirée par celui-ci, n'était alors pas détruite par la puissance du trou noir ? Est-ce là une faille vers l'éternité puisque le temps lui-même en est prisonnier ?
    00011001 est également l'envie d'écrire une nouvelle qui se termine bien. J'ai tendance à confronter mes personnages à des forces qui les dépassent ; ils survivent rarement. La question était donc : comment vaincre un trou noir ? Comment ressortir de son aspiration dont rien, même le temps, ne peut s'en échapper ? La réponse ne m'est pas venue tout de suite :)
     
    Quel est ton endroit favori pour écrire ? As-tu des rituels ?
    J'écris dans ma salle à manger, sur un petit bureau placé contre le mur. Du moment qu'il n'y a pas de bruit, je peux écrire n'importe où. Je suis par contre désormais incapable d'écrire autrement que sur un clavier. La feuille papier me bloque, m'agace, tant je peine à me relire :)
        
    As-tu un texte dont tu es particulièrement fier et que tu voudrais nous faire découvrir ?
    Je n'ai pas participé qu'à des concours de nouvelles. J'ai également envoyé des textes à des sites qui les diffusaient librement. Numéro 81 est un texte court qui me touche à chaque fois que je le relis.
     
    Quels sont tes auteurs favoris ? Influencent-ils tes écrits ?
    Le premier auteur qui m'a énormément influencé est H.P. Lovecraft. Pas forcément de par son style, mais sa vision éclatée d'un univers peuplé d'entités innommables m'a marqué. À vie. Cette terreur sourde de choses qui rêvent, qui s'activent dans les ténèbres, est présente à chaque fois qu'un récit d'horreur m'appelle. Il y a également Graham Masterton qui est l'un de mes auteurs favoris et qui m'a énormément influencé. J'ai eu la chance d'être publié à ses côtés dans le fanzine Borderline, et ai toujours aimé son aptitude à mettre au goût du jour les terreurs d'autrefois. Manitou, Démences, Rituel de Chair sont des perles de la littérature de terreur. À lire également : Le Mystère du Lac de Robert McCammon.
     
    Quels sont tes projets ?
    2014 aura été pour moi une année très calme puisque tous les concours que j'ai réussis ont été décalés de quelques mois pour paraître en 2015. J'aurai 5 textes dans les semaines et mois qui viennent qui vont ainsi voir le jour. Donc un peu de travail de relecture en perspective.
    Fin décembre, j'ai terminé un texte qu'il me reste à retravailler, puis je vais sans doute m'atteler à un concours érotique. Peut-être pour marcher dans les pas de Graham Masterton qui a écrit pour Penthouse. Et puis cela va changer un peu :)
     
    Pour conclure, as-tu un dernier mot à ajouter ?
    J'ai toujours un grand plaisir à faire partie du Royaume, de voir l'un de mes récits prendre vie dans les pages de son anthologie numérique qui est l'une des plus soignées que je connaisse. J'espère ainsi répondre présent pour les prochains projets que l'avenir nous réserve.


     

  • Cette interview de Vaelyane a été réalisée dans le cadre de la parution de son illustration, inspirée par la nouvelle La symbiose, dans le webzine Mots & Légendes 9.

     
    Pourrais-tu te présenter en quelques mots à nos lecteurs ?
    Je m'appelle Katia, et je publie mes illustrations sur le net sous le pseudonyme de Vaelyane. Je suis quelque peu théâtrale et un tantinet bizarre, mais on s'y habitue !
     
    Comment t'est venu le goût du dessin, à quel âge ?
    J'ai toujours machinalement gribouillé dans les marges de mes cours. Mon crayon ne cherchait qu'à raconter des histoires et décrire des personnages. L'aspect technique du dessin a doucement pris de l'ampleur lorsque j'étais au collège, et c'est au lycée qu'est survenu le véritable déclic.
     
    Comment abordes-tu la création d'un dessin ? Comment te vient l'inspiration ?
    J'ai dans ma tête un tourbillon d'images. J'observe, déconstruis, reconstruis et visualise constamment. C'est un exercice que j'effectue systématiquement avant d'entamer une illustration. Je prends des instantanés mentaux des éléments les plus pertinents et je me mets au travail. En ce qui concerne l'inspiration, tout est bon à prendre ! Un dessin peut aussi bien surgir d'un tableau de grand maître que d'un motif imaginé dans une tache de café.
     
    Peux-tu nous parler de la façon dont tu as abordé l'illustration du texte La symbiose ?
    Mon but était de retranscrire visuellement un sentiment d'effroi. J'ai tenté de cerner un moment charnière de la nouvelle, lorsque le protagoniste, un homme artificiellement augmenté, comprend soudain l'élément-clé de la stratégie des individus qu'il recherche après avoir été violemment attaqué lors de son enquête.
     
    Quel est ton endroit favori pour dessiner ? As-tu des rituels ?
    Jusqu'ici, j'ai principalement dessiné dans mon lit, par manque de place. Je m'aménage un petit espace de travail à l'aide de planches sur lesquelles je dispose mon matériel. J'ai bon espoir de pouvoir bientôt séparer mon atelier de ma chambre, ce qui chamboulera mes habitudes !
     
    As-tu un dessin dont tu es particulièrement fière ? Voudrais-tu nous le montrer ?
    J'investis beaucoup d'attention dans toutes mes illustrations, et il m'est impossible d'en choisir une au détriment des autres. Je laisse à Kaliom le choix d'inclure (ou non) une image de mes galeries en ligne, s'il le souhaite. ;)


     
    Contest - Les Chroniques de Maindish
    les deux personnages appartiennent à Pendalune.


    Quels sont tes illustrateurs favoris ? Influencent-ils tes dessins ?
    J'admire pléthores d'artistes, tous plus talentueux les uns que les autres, mais j'essaye principalement de développer ma propre voie. Si des influences externes sont inévitables, elles sont souvent inconscientes, et donc diffuses. Je n'ai pu en cerner que certaines : mon goût des courbes organiques et des contours marqués résonne avec l'Art Nouveau. L'attention que je porte à la couleur est au contraire inspirée par Aube.
     
    Est-ce que tu as un style de dessin que tu préfères ? Y a-t-il des projets d'illustration que tu refuserais ?
    Mon travail personnel regorge d'illustrations semi-réalistes, et j'ai récemment élargi mon panel de styles en expérimentant des dessins plus simples, destinés à un public plus jeune. Quant au choix de mes sujets, je me réserve le droit de refuser tout projet à caractère raciste, diffamatoire, pornographique... ou tout simplement lorsque je ne me sens pas à la hauteur !
     
    As-tu une anecdote à nous raconter sur ton parcours artistique ?
    Je me considère comme une sorte d'« artisane de l'image » plus qu'une artiste. J'ai par conséquent le sentiment troublant de mentir lorsque j'écris le mot « art » ou « artiste » à mon propos.
     
    Quels sont tes projets ?
    Entrer dans une bonne école d'illustration, réussir à gagner mon pain, réaliser et publier une bande dessinée, m'acheter une presse pour vendre des impressions de gravures... Mais d'abord, finir ma licence en Arts Plastiques et m'occuper de ma santé !
     
    Pour conclure, qu'as-tu envie de nous dire ? 
    Écrivez ce que vous aimeriez lire. Dessinez ce que aimeriez voir. Et allez toujours plus loin.
     
    Vous pouvez retrouver l'univers de Vaelyane sur son DeviantArt.

  • Cette interview de Catherine Loiseau a été réalisée dans le cadre de la parution de sa nouvelle La symbiose dans le webzine Mots & Légendes 9.


    Pourrais-tu te présenter en quelques mots à nos lecteurs ?
    Je m'appelle Catherine Loiseau, je vis dans le Nord de la France et partage mon temps entre l'écriture et l'escrime historique.
     
    Comment t'est venu le goût de l'écriture, à quel âge ?
    Vers dix-sept ans, j'ai commencé à écrire poussée par des amies. Depuis, le virus ne m'a jamais lâchée.
     
    Comment abordes-tu la création d'un texte ? Comment te vient l'inspiration ?
    C'est variable, en général, je m'assois devant mon PC avec une idée, que je travaille, triture et retourne jusqu'à en avoir un concept. À partir de ce concept, je développe l'univers, les personnages, l'histoire… Je fais beaucoup de recherches, à la fois documentaires et visuelles (je suis une grande utilisatrice de Pinterest).
     
    Peux-tu nous parler du processus d'écriture de la nouvelleLa symbiose ? Ce qu'elle représente pour toi ?
    J'ai eu envie d'écrire une nouvelle cyberpunk, parce que c'est un genre que j'aime bien, sans pour autant l'avoir beaucoup exploré en écriture. J'ai eu aussi envie de donner une ambiance film noir, un peu à la Blade Runner.
    Le thème du transhumanisme, qui devient de plus en plus d'actualité, m'a paru parfaitement convenir à ce type d'univers.
     
    Quel est ton endroit favori pour écrire ? As-tu des rituels ?
    J'ai un bureau dans ma chambre, avec mes dictionnaires et mes Bescherelle à portée de main, où j'aime m'installer pour écrire. Autrement, je ne suis pas difficile. Tant que j'ai un endroit pour m'asseoir, un coin où poser mon PC ou mon carnet, ça me va. 
     
    As-tu un texte dont tu es particulièrement fière et que tu voudrais nous faire découvrir ?
    Je suis assez fière de ma nouvelle La lumière d'Amberia, parue dans le dernier numéro d'Etherval. Il s'agit d'un texte fantastique à tendance steampunk, se déroulant dans le Lille du XIXe.
    Florimond Barbieux est un peintre alcoolique et dépressif, hanté par des visions d'un monde mystérieux qui lui apparaissent à tout moment dans n'importe quel reflet. Il a toujours cru qu'il était fou, mais le jour où l'une des apparitions commence à lui parler, il pense avoir basculé pour de bon dans la démence. Que lui veut cet inconnu ? Pourquoi ces visions continuent-elles à le harceler ? Et que va-t-il trouver de l'autre côté du miroir ?
     
    Plus d'info ici !
     
    Souhaites-tu nous parler de ta sériela Ligue des ténèbres dont les deux premiers épisodes sont disponibles sur ton blog ?
    La Ligue des ténèbres est un feuilleton Steampunk, qui comptera 24 épisodes répartis en 3 saisons.
     
    La Ligue des ténèbres a vu le jour dans le Londres des années 1880. Elle est composée de quatre personnes : Edmund Nutter, inventeur ; lady Astley, arnaqueuse ; Thomas Wiseman, voleur à la petite semaine et Samantha Wiseman, la caution santé mentale du groupe. Grâce à leur machine à voyager entre les mondes, ils transitent d'univers en univers. Leur but : conquérir l'un de ces mondes !
     
    Vous l'aurez compris, la Ligue des ténèbres est un feuilleton humoristique, qui vise à rendre hommage aux différents genres de l'imaginaire. Aventure, humour, action et inventions farfelues sont au programme.
     
    Les épisodes sont disponibles en numérique sur Amazon, Fnac, Kobo, Itunes et Googleplay, pour 0,99 €. Sortie le 30 de chaque mois.
     
    Quels sont tes auteurs favoris ? Influencent-ils tes écrits ?
    J'aime beaucoup d'auteurs, mais certains m'ont effectivement influencée. Je citerai Lovecraft, pour son mythe de Cthulhu et son idée qu'il existe des mondes qui dépassent l'entendement humain. J'adore Terry Pratchett et son cycle du Disque-Monde, Neil Gaiman pour son Sandman.
    Dans les auteurs francophones, j'adore Pierre Pevel, Matthieu Gaborit, Johan Heliot, Jaworski, Justine Niogret et tant d'autres.
     
    As-tu une anecdote à nous raconter sur ton parcours artistique ?
    Mes proches ont appris à reconnaître mes moments « créatifs », quand je regarde intensément un point fixe. Ils savent que je suis en train de penser à l'une de mes histoires, et qu'il va falloir répéter plusieurs fois leur question, avant que je les entende et que je réagisse.
     
    Quels sont tes projets ?
    Je travaille actuellement sur une trilogie steampunk : ceux du mercure. Dans un XIXe siècle alternatif, des humains luttent contre des abominations à la Lovecraft qui cherchent à les envahir. Humour, action, belles tenues et gros calibres au programme.
     
    J'écris aussi une série de fantasy jeunesse : Ermelia et Ikimi sont toutes les deux élèves à l'Académie d'Arki, la plus prestigieuse école de l'Empire. Leur destin semble tout tracé : Ermelia sera magicienne et Ikimi soldat d'élite. Mais lorsqu'un inconnu tente d'assassiner Ermelia, tout bascule. Que cache l'Empire ? Que veulent ses dirigeants à Ermelia ? Et quels secrets dissimulent la famille d'Ikimi ? Pour survivre, les deux jeunes filles vont devoir se montrer fortes et malignes.
     
    Est-ce que tu possèdes une page perso où l'on peut suivre ton actualité ?
    Vous pouvez me suivre sur Facebook : facebook.com/cat.loiseau
    Sur Twitter : twitter.com/Sombrefeline
     
    Ou sur ma page personnelle, où je poste régulièrement des articles sur l'écriture, des critiques, et l'actualité de mes publications : catherine-loiseau.fr
     
    Pour conclure, as-tu un dernier mot à ajouter ?
    Que je suis ravie d'être au sommaire de ce magazine !

  • Cette interview de Mickael Martins a été réalisée dans le cadre de la parution de trois de ses illustrations, inspirées par les nouvelles Inua-b, 41 unités temporelles et Agonie sous ciel vert, dans le webzine Mots & Légendes 9.
     
    Pourrais-tu te présenter en quelques mots à nos lecteurs ?
    Mickael, 34 ans, né dans la région de Montluçon.
     
    Comment t'est venu le goût du dessin, à quel âge ?
    Depuis que je sais tenir un crayon, ça a toujours été un passe-temps.
     
    Comment abordes-tu la création d'un dessin ? Comment te vient l'inspiration ?
    Ou j'ai tout de suite une image qui me vient dans la tête, et il n'y a plus qu'à la ressortir sur papier ou sur l'écran (pas toujours facile), ou en griffonnant plusieurs idées, et mélanger le tout.
     
    Peux-tu nous parler de la façon dont tu as abordé les illustrations des textes : Agonie sous ciel vert, Inua-b et 41 unités temporelles ?
    Je lis les textes en entier et je griffonne en même temps quand certains passages m'inspirent une idée ou une image. Après, je trie le tout et je garde ce que je pense le mieux.
     
    Quel est ton endroit favori pour dessiner ? As-tu des rituels ?
    Mon bureau encombré, pas de rituel spécial.
     
    Quels sont tes illustrateurs favoris ? Influencent-ils tes dessins ?
    Il y en a pleins de Bilal à Royo... Ils influent sûrement un peu mon travail. Mais surtout ça me pousse à travailler, évoluer et m'améliorer.
     
    Est-ce que tu as un style de dessin que tu préfères ? Y a-t-il des projets d'illustration que tu refuserais ?
    Non, pas spécialement, je suis pas trop fan du style manga. Je pense pas refuser de projets, à part s'ils sont vraiment au-dessus de mes capacités.
     
    Quels sont tes projets ?
    Il n'y a malheureusement pas grand-chose en vu depuis un bon moment…
     
    Pour conclure, qu'as-tu envie de nous dire ?
    Bonne continuation à Mots & Légendes, et peut-être à bientôt pour d'autres illustrations.

     

     

     

  • Cette interview de Nicolas Villain a été réalisée dans le cadre de la parution de sa nouvelle Agonie sous ciel vert dans le webzine Mots & Légendes 9.

     
    Pourrais-tu te présenter en quelques mots à nos lecteurs ?
    J'ai 32 ans, je suis marié et je suis l'heureux papa de deux enfants. Après des années sans parvenir à rassembler sous la bannière d'un même emploi les trois facteurs que sont : le sens, un salaire correct et la stabilité, j'ai finalement décidé de reprendre des études d'Histoire à Rennes 2 en première année. C'est un nouveau départ et un nouveau défi mais j'en suis ravi. Il était grand temps pour moi de remettre la machine en marche et d'élever mon niveau d'études. De plus, j'ai choisi l'Histoire en grande partie en raison de ma passion pour l'écriture, grosso modo, pour apprendre du vocabulaire, enrichir ma culture générale et taper plus vite.
     
    Comment t'est venu le goût de l'écriture, à quel âge ?
    J'ai écrit une petite histoire quand j'avais 12 ans (une histoire de policier et de son chien…c'est mignon !:)) je ne sais pas pourquoi j'ai fait cela à l'époque, mais je me souviens parfaitement de cette sensation, comme si soudain le monde était nimbé d'une ambiance particulière. Puis j'ai réellement commencé à écrire régulièrement deux ans plus tard… avec une petite pause de deux années autour de la vingtaine… un peu trop de soirées et des trucs à laisser décanter dirons-nous.
     
    Comment abordes-tu la création d'un texte ? Comment te vient l'inspiration ?
    En général c'est une sensation, une idée, quelque chose qui se manifeste soudainement, qui me donne l'impulsion. Mais ne nous cachons pas, le flux n'est pas toujours là. Alors j‘apprends à écrire d'une autre manière. En partant d'une idée et en la peaufinant par strates de corrections jusqu'à ce que le texte soit valable. Dans cette démarche j'essaie de comprendre ce que veulent vraiment raconter mes personnages et quelle réflexion je peux y rattacher ou quel sujet militant je peux traiter. Quitte à raconter des histoires, je me dis : si ça peut servir à quelque chose ou à quelqu'un…
    Mais j'ai l'impression que le travail de l'écrivain se fait beaucoup sans écrire, en apprenant à faire confiance au pouvoir de son inconscient qui est une véritable machine à broyer le réel pour en composer un patchwork créatif.
     
    Peux-tu nous parler du processus d'écriture de la nouvelle Agonie sous ciel vert ? Ce qu'elle représente pour toi ?
    6 h du matin. L'oxygène rampant jusqu'aux chevilles. Qu'est-ce que je fous là ? Le vent me mord la lippe. Encore un métier étrange de plus. Au programme aujourd'hui : 250 bornes à rouler comme un forcené sur les routes de campagnes et 22 clients à livrer en oxygène liquide. Des patients en déficience respiratoire ; souvent des gens en fin de vie. Beaucoup d'agriculteurs.... Les cowboys fringants résonnent dans l'habitacle de mon camion. Plus rien. Ouais, on a bien pourri la terre. J'écrase la pédale d'accélérateur. Une phrase de Fight Club me revient : « C'est votre vie, et elle s'achève minute après minute. » Ah ça pour tracer, je trace ! Pour gagner toujours du temps au risque de ne plus jamais rentrer. Sauf peut-être dans un arbre avec mes 700L d'oxygène liquide au cul. Multipliez par 860 et vous obtiendrez la quantité en gazeux qui peut vous péter à la tronche… Faire vite pour rentrer à la maison, faire vite pour que l'entreprise fasse plus de gains. Pour que la société produise de l'emploi sur le dos de mourants en devenir comme si l'on ne pouvait pas commencer par traiter le problème à la base. De lourds cumulus bourgeonnent au-dessus de moi. Je pense aux pluies acides et aux pesticides sur nos légumes. Et tout le monde trouve ça normal. On croirait une mauvaise histoire de SF où les gens auraient perdu la raison… sauf que l'on est dans la réalité. Je pense : on pourrit la terre autant que nos corps. Alors j'allume une clope pour me maudire d'être humain. Suicide latent pour homme moderne. Je trace. Le cerveau en mode automatique. Sur le tableau de bord, un ours polaire en peluche se balance au gré des virages et je ne peux m'empêcher de songer : produira-t-on encore des ours en peluche venant de l'autre bout du monde lorsque les ours n'existeront plus ? 
    Tiens je crois que j'ai une idée de nouvelle…
     
    Souhaites-tu nous parler du court métrage Liberty Seed qui est disponible depuis fin avril sur Youtube ?
    Liberty Seed c'était la volonté de revendiquer des valeurs, de parler de mon amour pour la musique et de s'appliquer dans la réalisation de mon premier court-métrage. Le tout en répondant aux contraintes d'un projet amateur qui, par conséquent, est sans effets spéciaux. 
    Dans Liberty Seed, on suit la déambulation d'un homme vivant dans un monde où la musique est interdite. Cette histoire réalisée avec Jean-Baptiste Bernier et co-scénarisée avec Fabien Mognot vient d'une nouvelle que j'ai publiée dans Géante Rouge n°9 il y a sept ans. A l'époque je pensais, avec toute la candeur de ma vingtaine, dépeindre une société dystopique. Mais à présent je m'horrifie de voir que la réalité peut parfois dépasser la fiction. Quand je pense que certains peuvent vouer leur existence à lutter contre la culture... je me sens dépassé : ah bah ouais les gars, on ne pense vraiment pas de la même manière ! 
    Liberty Seed c'était aussi l'envie de laisser le film prendre sa propre identité. Il ne devait alors, ni ressembler complètement à ce que j'avais en tête, ni à la vision de Jibé ou à celle de Fab. Non, le mot d'ordre était de le laisser exister par lui-même. C'est ainsi que grâce aux améliorations de chacun, il a fini par prendre sa forme finale que je trouve plutôt correcte. C'était vraiment une expérience très enrichissante et un moment de partage entre amis.  
    Bref, j'espère que le film vous plaira (le plus simple est de taper Liberty Seed sur Youtube : quand vous verrez un type avec une matraque vous y êtes) et je ne saurais que vous recommander au passage de faire un tour sur le soundcloud de Jeff et Mika qui ont fait une musique originale pour le film.
     
    As-tu un texte dont tu es particulièrement fier et que tu voudrais nous faire découvrir ?
    Oui, j'aimerais vraiment vous faire découvrir mon court lettrage Vent glacial sur trace numéro 6 paru chez House Made of Dawn. Le scénario de cette nouvelle est apparu de lui-même et je peux dire que j'ai pris un grand plaisir à écrire ce texte. Cette histoire a un schéma proche de films que j'adore comme Pulp Fiction ou Memento pour ne citer qu'eux. J'ai aussi traité l'histoire grâce à des voix différentes : un narrateur, une voix intérieure ou encore sous la forme d'une interview. Et puis, il y a, je pense, une vraie réflexion sur l'usage de la technologie. Parce que parfois, quand je vois tous ces diplômés de l'ENA  incapables de se projeter dans l'avenir sur à peu près tout ce qui touche à la technologie, je me dis que l'on ferait peut-être bien de prendre les écrivains de science-fiction un peu plus au sérieux.
     
    Quels sont tes auteurs favoris ? Influencent-ils tes écrits ?
    J'aime beaucoup Alain Damasio, son écriture percutante, sa façon de traiter l'histoire grâce à une kyrielle de points de vue intérieurs (je dirais même : incarnés) tout comme sa réflexion ou son action militante. J'apprécie aussi sa volonté d'écrire des textes qui laissent des traces et se prolongent.
     
    Quels sont tes projets ? 
    J'aimerais faire plus de collaborations. L'écriture, si c'est l'art qui me convient le mieux, reste, je crois, une activité un peu maso : rester seul devant son ordinateur pour vaincre la page blanche... faut être un peu taré quand même non ? Et puis, il n'y a pas de contact direct avec un public. J'aimerais me diversifier autour du noyau de l'écriture : collaborer à une BD, écrire des chansons, ce genre de projets me tentent bien. Mais je sais par expérience qu'il n'est pas toujours simple de trouver des gens sérieux, déterminés et ouverts à la fois pour amener à bien les projets.  
     
    Est-ce que tu possèdes une page perso où l'on peut suivre ton actualité ?
    Je suis en train d'achever un site internet qui sera disponible à l'adresse suivante : nicolasvillain.wix.com/page-auteur
    J'ai créé ce site pour centraliser les quelques publications que j'ai par-ci par-là et pour construire une réelle identité artistique.
     
    Pour conclure, as-tu un dernier mot à ajouter ? 
    Félicitations à Kal pour ton travail ! Sache que je suis ravi d'être dans ce numéro et que j'ai hâte de le dévorer !

     

  • Cette interview de Didier Normand a été réalisée dans le cadre de la parution de son illustration, inspirée par la nouvelle Aube Mortelle, dans le webzine Mots & Légendes 9.


    Pourrais-tu te présenter en quelques mots à nos lecteurs ?
    Je suis né en 1960, instituteur et peintre depuis 1983. Je vis à Salon-de-Provence.
     
    Comment t'est venu le goût du dessin, à quel âge ?
    Aussi loin que je me souvienne j'ai toujours aimé dessiner. Mon goût pour l'illustration fantastique s'est déclenché en découvrant les artbooks de Frank Frazetta. J'ai appris à utiliser l'huile en étudiant et reproduisant quelques-unes de ses toiles. Depuis cette époque lointaine, je dessine et peins régulièrement.
     
    Comment abordes-tu la création d'un dessin ? Comment te vient l'inspiration ?
    Tout dépend s'il s'agit d'une commande ou d'une recherche personnelle.
    Dans ce deuxième cas, l'envie de dessiner prime et je crayonne parfois sans idée précise. Si le résultat est intéressant, j'enrichis et finalise mon croquis pour ensuite l'exploiter en peinture. Une idée peut naître également de l'envie de représenter certaines matières, paysages, personnages ou animaux, fantastiques ou pas.
     
    Peux-tu nous parler de la façon dont tu as abordé l'illustration de la nouvelle Aube Mortelle ?
    Pour une illustration de texte sans consignes précises de l'auteur ou de l'éditeur, comme c'était le cas, je repère les éléments importants, les scènes qui peuvent être intéressantes à représenter. Pour Aube mortelle j'ai opté pour une image composée me permettant d'intégrer les personnages, les appareils, les combats aériens. N'ayant pas de repère pour l'époque, le look des avions et des personnages a été une interrogation. J'ai finalement choisi d'associer style ancien pour l'ennemi (esprit Baron Rouge) et futuriste pour l'héroïne. J'utilise rarement de modèle ou de références, ce qui peut nuire quelquefois au résultat final, mais me laisse libre d'aller dans n'importe quelle direction. J'ai utilisé ensuite Photoshop pour la mise en couleur.
     
    Quel est ton endroit favori pour dessiner ? As-tu des rituels ?
    Le point de départ de toute image s'effectuant sur un carnet de croquis, je n'ai pas d'endroit précis pour commencer un dessin. Par la suite, je peins dans un atelier où mon matériel est en place et prêt à être utilisé. Je reporte mon dessin sur la toile en l'adaptant au format, c'est la partie la plus ennuyante, et ensuite j'entame la peinture.
     
    As-tu un dessin dont tu es particulièrement fier ? Voudrais-tu nous le montrer ?
    Au final, je suis rarement complètement satisfait du résultat. Le problème est qu'il est difficile de juger objectivement une peinture sur laquelle on travaille pendant des heures. Le peintre est privé de l'impact (bon ou mauvais) que son image peut produire lors d'une première vision. C'est réservé aux spectateurs et c'est une grosse frustration.
    Heureusement, quelquefois l'image correspond à l'idée que je voulais atteindre. (voir image)
     
    Quels sont tes illustrateurs favoris ? Influencent-ils tes dessins ?
    Mes illustrateurs favoris sont surtout des peintres : bien évidemment Frazetta mais aussi Simon Bisley, Boris Vallejo, Alex Horley, Brom, San Julian. J'aime aussi les dessinateurs Bernie Wrightson, Mark Shultz. Ils ne font pas partie de la jeune génération, mais ils restent des références.
    Quant à savoir s'ils influencent mes dessins, ils ont tellement de talent que je l'espère fortement, mais je n'ai aucune maîtrise sur l'importance de cette influence.
     
    Est-ce que tu as un style de dessin que tu préfères ? Y a-t-il des projets d'illustration que tu refuserais ?
    Je n'ai pas un style préféré, mais plusieurs. De nombreux dessinateurs de BD présentent un travail d'une variété et d'une qualité étonnantes.
    Comme exemple de technique que j'apprécie, je peux citer les illustrations de Bernie Wrightson pour le Frankenstein de Marie Shelley.
    Je n'ai pour l'instant jamais refusé un projet d'illustration. Je crois que si l'on reste assez libre pour interpréter un thème, il faut se lancer. Même si au final le projet n'est pas accepté, ça restera une expérience enrichissante.
     
    As-tu une anecdote à nous raconter sur ton parcours artistique ?
    C'est un regret plus qu'une anecdote. En 2001 un scénariste me contacte pour élaborer une BD. C'est une nouvelle aventure que je découvre et qui me passionne. Les personnages et 4 ou 5 planches sont dessinées, mais ne maîtrisant pas encore Photoshop, je suis obligé de faire une mise en couleur directe sur planche, processus beaucoup trop long qui m'a incité à renoncer au projet.
     
    Quels sont tes projets ?
    Trouver plus de temps pour produire davantage et alimenter mon site. Le promouvoir ensuite au travers des réseaux sociaux. Essayer d'autres techniques que l'huile, satisfaire de nouvelles commandes, la dernière étant la création d'un personnage genre superhéros. Et pourquoi pas, refaire une tentative dans la BD.
     
    Pour conclure, qu'as-tu envie de nous dire ?
    Il y a encore peu de temps, je ne pensais pas pouvoir un jour tenir un bouquin avec une de mes peintures en couverture. C'est vrai qu'internet y est pour beaucoup, je crois que sans cela je continuerais à faire mes dessins dans mon coin. Voilà, c'était juste pour dire quelque chose.
     
    Vous pouvez retrouver l'univers de Didier Normand sur son site.

  • Cette interview de David Chauvin a été réalisée dans le cadre de la parution de sa nouvelle Aube Mortelle dans le webzine Mots & Légendes 9.

     
    Pourrais-tu te présenter en quelques mots à nos lecteurs ?
    Je suis David Chauvin (alias Napalm Dave), à 35 ans, je suis à présent un vieux de la vieille, bien que ma passion de créer ne soit pas prête de s'éteindre. Historien de formation, une vie quelque peu chaotique m'a amené à faire toute autre chose de mes journées, mais ça, ce n'est pas ce qui intéresse le lecteur : non, ce qui l'intéresse, c'est l'aspirant auteur que je suis une fois la journée finie et qu'une autre commence.
     
    Comment t'est venu le goût de l'écriture, à quel âge ?
    Je pense avoir toujours plus ou moins écrit et imaginé des histoires extraordinaires, et j'ai noirci des cahiers entiers de scénarios originaux de jeux de rôle. De fil en aiguille, l'écriture est venue comme une évidence : ce que j'imaginais pour plaire à un groupe restreint, je pouvais le mettre au profit d'un public beaucoup plus large. Concrètement, j'ai sauté le pas assez tardivement, en 2006, à 26 ans donc.
     
    Comment abordes-tu la création d'un texte ? Comment te vient l'inspiration ?
    J'ai un cerveau qui retient le moindre détail « sympathique » et fait parfois de drôles d'associations d'idées, donc, de fait, j'ai constamment des idées originales : c'est à la fois une bénédiction et une malédiction (puisque le temps me manque pour les concrétiser). Âme obscure oblige, j'ai un imaginaire quelque peu torturé : un détail architectural, un arbre étrange, un drôle de personnage croisé et l'aventure commence !
    Sinon, en ce qui concerne la créa, et bien, je suis un « académicien » dur à la tâche, méthodique et rigoureux. Je note bien mon idée de base, je crée les personnages, les situations, les ambiances… de la même manière qu'un scénariste de film ou de série, pas de place à l'impro, encore moins à l'à peu près, ce qui veut dire que je bosse lentement mais que je ne laisse rien passer.
     
    Peux-tu nous parler du processus d'écriture de la nouvelle Aube Mortelle ? Ce qu'elle représente pour toi ?
    Cette nouvelle fut publiée une première fois sur feu le site de « Traversées Oniriques », toutefois, la présente version est encore améliorée et expurgée de ses derniers défauts.
    À l'époque, le challenge consistait à écrire un texte sur le thème « une journée de guerre », je l'ai relevé au sens propre…^^
    J'avais déjà écrit un texte de SF pour le même site, intitulé le temps des poussières, c'est à partir de ces deux-là que j'ai développé l'univers de SF Enfers miniatures.
    Dans Aube Mortelle, je croise des éléments de technologie futuriste avec une ambiance « Seconde Guerre mondiale » : héros de propagande, combats aériens au canon, pilotes s'interpellant par radios interposées…
     
    Quel est ton endroit favori pour écrire ? As-tu des rituels ?
    Dans mon bureau, confortablement installé et dans ma bulle : je suis casanier et ne supporte pas le dérangement. De plus, écrire sans musique est pour moi une ineptie, ma préférence allant aux BO de films, mais aussi aux musiques « stimulantes » (le folklore celtique pour la fantasy, les musiques électro pour la SF, etc.). Je suis un « fossile vivant » qui n'aime guerre les nouvelles technologies : pour moi, rien ne vaut le cahier et les stylos de couleur, voire le papier parchemin fabrication maison et les stylets de calligraphie ! Avant de commencer un projet, je bricole souvent une page de couverture à l'aide d'images d'inspiration pour me motiver.
     
    As-tu un texte dont tu es particulièrement fier et que tu voudrais nous faire découvrir ?
    Ayant consacré l'essentiel des dernières années à développer des univers perso et à rassembler notes et documentation pour de futurs projets, Aube Mortelle est pour le moment mon texte le plus abouti et celui qui m'a encouragé à développer le monde futuriste et ultra-violent de Enfers Miniatures, vous la découvrirez donc avec le présent numéro.
     
    Quels sont tes auteurs favoris ? Influencent-ils tes écrits ?
    Je suis un grand admirateur de Serge Brussolo qui sait facilement créer un climax, une ambiance et un huis clos très réussi. Il est souvent à la limite entre surnaturel et polar et a une écriture nerveuse et efficace. Oui, il a influencé mon propre style, c'est indéniable. De plus, il est sans concession ni censure. Pour moi, c'est juste le meilleur !
     
    As-tu une anecdote à nous raconter sur ton parcours artistique ?
    Un exemple de ce que je disais sur l'inspiration qui, parfois, me surprend au moment le plus inattendu : un jour que je conduisais près d'une cour d'usine, j'ai aperçu, de loin, ce qui ressemblait à un géant courbé et revêtu d'une sorte de grand manteau en lambeaux, se dressant au milieu d'une décharge. En m'approchant, je constatai qu'il s'agissait en fait d'une excavatrice recouverte d'une vieille bâche et trônant au milieu de tas de palettes et de parpaings. Tilt ! J'avais une créature pour une histoire fantastique, j'ai noté l'idée dans un coin et j'ai développé l'idée d'une civilisation de géants vivant sur un monde funeste et pollué : une pierre de plus pour ma mythologie horrifique, « l'Outreplan » !
     
    Quels sont tes projets ?
    En dehors des différents univers et mythologies que je développe « en coulisse », je travaille d'arrache-pied sur un projet de roman court, fantastique intitulé Légende Noire. Il s'agit d'une libre adaptation d'une vieille légende beauceronne avec une écriture romancée et des éléments de surnaturel à la « sauce Napalm ». Récemment, mes recherches historiques sur cette légende ont bien progressé et je suis assez optimiste.
    Parallèlement, je développe un monde médiéval-fantastique « onirique » appelé Calydon : il s'agit d'un vaste projet récréatif mêlant petits textes, romans interactifs "dont vous êtes le héros", illustrations et modélisme. Un univers en apparence archi-classique mais qui réexploite et les clichés du conte de fées et de la Fantasy, donc plein de surprises !
     
    Est-ce que tu possèdes une page perso où l'on peut suivre ton actualité ?
    Pas de page Facebook (ça n'aurait pas de sens dans le sens où je n'ai rien à vendre) mais plusieurs blogs où l'on peut suivre mes progrès, mes travaux et mes impressions : 
    jabberworker.canalblog.com (blog geek et bordélique qui regroupe tous mes travaux et univers)
    comtedoutreplan.canalblog.com (consacré à la mythologie fantastique de l'Outreplan)
     
    Pour conclure, as-tu un dernier mot à ajouter ?
    Conseil aux lecteurs : l'écriture est une démarche solitaire et personnelle. Écrivez ce que vous aimez, ne cédez à aucune pression, mais surtout, vivez vos rêves !

     

     

  • Cette interview de Dingyu Xiao a été réalisée dans le cadre de la parution de sa nouvelle Legacy of a hundred wars dans le webzine Mots & Légendes 9.

     

    Pourrais-tu te présenter en quelques mots à nos lecteurs ?
    Bonjour, j’ai vingt-cinq ans et je suis interne en médecine.

    Comment t’est venu le goût de l’écriture, à quel âge ?
    J’ai commencé à écrire au lycée, vers 16 ans. J’ai toujours aimé les diffé­rents arts narratifs : la littérature, la bande dessinée, le cinéma. Ainsi m’est venue l’envie de raconter mes propres histoires, avec mon style et mes idées.

    Comment abordes-tu la création d’un texte ? Comment te vient l’inspiration ?
    L’inspiration vient parfois d’un film que j’ai vu ou d’un livre que j’ai lu, et dont l’histoire me marque dans le temps, au point que je finis par me dire : à la place de l’auteur, j’aurais fait ceci, cela, j’aurais placé tel personnage dans tel contexte, modifié tel rebondissement, abordé tel thème. Et tout cela finit par se transformer en quelque chose de complètement différent de l’inspiration originelle.

    Peux-tu nous parler du processus d’écriture de la nouvelleLegacy of a hundred wars ? Ce qu’elle représente pour toi ?
    Legacy of a hundred wars devait être le premier pas dans un vaste univers de science-fiction que j’aimerais développer plus largement à l’avenir.

    Quel est ton endroit favori pour écrire ? As-tu des rituels ?
    J’écris habituellement à mon bureau, sur un petit netbook bon marché dont c’est la seule utilité. Je n’ai pas particulièrement de rituels.

    As-tu un texte dont tu es particulièrement fier et que tu voudrais nous faire découvrir ?
    Luz est un manuscrit plein de défauts, mais auquel je suis assez attaché parce qu’il représente ma première dérive vers un style et des idées plus personnelles. Il est assez brouillon dans la forme, sans doute parce que je voulais y mettre trop d’idées. En résumé, c’est une nouvelle cyberpunk où le personnage principal navigue entre différents niveaux de réalité virtuelle.

    Quels sont tes auteurs favoris ? Influencent-ils tes écrits ?
    Les auteurs qui m’ont le plus marqué sont Albert Camus et George Orwell. J’admire leur style certes simple, mais porteur d’idées fortes.

    Quels sont tes projets ?
    Je voudrais écrire un roman dans l’univers où se déroule Legacy of a hundred wars. J’ai imaginé un vaste univers basé sur la colonisation du système solaire par l’humanité, les inégalités entre les différents systèmes planétaires, et les fortes tensions qui en résultent.
    Je travaille également sur un projet de nouvelle situé dans un monde contemporain et réaliste, avec de jeunes Parisiens qui font face aux défis de la vie adulte.

    Est-ce que tu possèdes une page perso où l’on peut suivre ton actualité ?
    Non, malheureusement, pour l’instant je n’ai rien de tout ça.

     

     

  • Cette interview de Florence Fargier a été réalisée dans le cadre de la parution de son illustration, inspirée par la nouvelle Un titre pour le collectionneur, dans le webzine Mots & Légendes 9.

      
    Pourrais-tu te présenter en quelques mots à nos lecteurs ?
    Bonjour, je m'appelle Florence, j'ai 23 ans et je suis illustratrice Freelance depuis presque un an. Enthousiaste et créative, j'aime découvrir de nouveaux univers et relever des défis !
     
    Comment t'est venu le goût du dessin, à quel âge ?
    Je crois que j'ai toujours dessiné, que ce soit dans la marge de mes cahiers ou sur feuilles blanches :) 
    Par contre, l'envie d'en faire mon métier m'est venue très tard, quelques mois seulement avant de passer mon bac, il était temps !
     
    Comment abordes-tu la création d'un dessin ? Comment te vient l'inspiration ?
    Parfois les idées viennent d'elles-mêmes selon où je suis, ce que je regarde, ce à quoi je pense et parfois c'est le blanc total. Dans ce cas-là, j'essaye de ne pas m'angoisser, et je m'oblige à passer du temps à faire autre chose pour me libérer l'esprit et les idées reviennent. Regarder les travaux d'autres artistes m'aide beaucoup aussi, mais attention à ne pas y passer trop de temps non plus !

    Pour ce qui est de la création d'un dessin, j'applique à peu près la méthode suivante :
     
    1. Idée/Croquis préliminaires (libre de toutes contraintes, c'est important de ne pas s'enfermer dès le début dans une seule voie)
    2. Documentation (pour réduire les possibilités et ne garder que ce qui est indispensable à la compréhension de l'image)
    3. Croquis (c'est l'étape ou l'on tâtonne pour trouver la bonne composition, les bonnes couleurs, éclairages, personnages, etc.)
    4. Passage au numérique/Colorisation
    5. Retouches
     
    Peux-tu nous parler de la façon dont tu as abordé l'illustration du texte Un titre pour le collectionneur ?
    Après avoir lu la nouvelle plusieurs fois je ne m'imaginais pas dessiner une scène réaliste. Le thème de l'espace offre beaucoup de liberté visuelle, c'est un univers très poétique et abstrait pour moi.
    J'ai donc rassemblé tous les éléments principaux de l'histoire et je les ai organisés pour faire une image intéressante qui colle au personnage principal. J'ai aussi essayé de faire passer cette impression d'humour noir et d'ironie que j'ai eue en lisant le texte :)
     
    Quel est ton endroit favori pour dessiner ? As-tu des rituels ?
    Je peux dessiner à peu près n'importe où tant que j'ai l'envie et qu'un sujet m'intéresse (et que je n'ai pas oublié mon carnet et mes crayons ;) ).
    Mais le plus souvent je me retrouve à mon bureau derrière mes écrans. J'y passe beaucoup de temps pour le travail même si j'essaye de faire des sorties de temps en temps pour prendre l'air et dessiner des gens.
     
    Pour ce qui est des rituels, j'essaye surtout de garder un bon rythme de travail. Comme je suis plutôt du matin je me lève tous les jours en même temps que mon homme vers 7 h et je commence à bosser vers 8 h/9 h (ça dépend de la masse de travail à faire dans la journée). Je fais une pause à 12 h et je fais autre chose pendant que je mange (lire, regarder un ou deux épisodes de série, etc.) puis je reprends jusqu'à 18 h environ.
    Comme je ne vis pas toute seule, je garde des horaires assez proches de celles que j'avais en tant que salariée pour pouvoir profiter de mon temps libre avec mon compagnon. Sauf bien sûr quand j'ai vraiment un projet très prenant ou du travail à rendre en urgence. Mais dans ces cas-là, ce n'est pas un problème, car je prends toujours un peu de temps après pour me reposer :)
     
    Quels sont tes illustrateurs favoris ? Influencent-ils tes dessins ?
    J'en ai tellement que je ne me rappelle pas de tous leurs noms ! Heureusement que l'onglet favoris existe ;)
    Mais pour citer ceux du moment : Nicolas Weis, Nicolas Marlet, Romain Trystram, Brian Miller, Huguette Pizzic, Paul Echegoyen…
    Si leur travail influence énormément mes dessins, c'est surtout une source inépuisable d'émerveillement et d'inspiration. Souvent, quand j'ai des moments de doutes, c'est en regardant leurs dessins que j'arrive à retrouver ma motivation. Comment ne pas avoir envie de se donner à fond quand on voit ce que ces artistes sont capables de faire ?
     
    As-tu un dessin dont tu es particulièrement fière ? Voudrais-tu nous le montrer ?


    C'est un dessin que j'ai fait tout récemment alors je n'ai pas trop de recul. Cependant, j'ai pris beaucoup de plaisir à travailler dessus. Je n'ai pas souvent l'occasion de travailler à ce point mes images en traditionnel. Je me sers habituellement de mes crayons uniquement pour des croquis rapides ou préparatoires pour le digital.
    Il s'agit d'une recherche qui s'inscrit dans un projet personnel plus vaste sur lequel je commence à peine à bosser.
    L'univers est constitué de marécages, de lacs et de plaines, et là je me suis concentrée sur le « fond » des petits lacs. L'idée finale est de réaliser une animation à partir de ces recherches. J'entame à peine le projet alors il me reste encore beaucoup de travail :)
     
    Est-ce que tu as un style de dessin que tu préfères ? Y a-t-il des projets d'illustration que tu refuserais ?
    En règle générale je réalise plutôt des dessins cartoons, dans des univers très colorés et poétiques en numérique surtout, mais je suis très curieuse et je m'intéresse à tout ce qui se fait :) Il m'arrive même de temps en temps de ressortir mes pastels ou tubes de peinture pour me changer les idées.
     
    J'essaye de ne pas refuser de projet, sauf bien entendu s'il requiert des compétences que je n'ai pas. J'adore découvrir de nouveaux univers et je trouve dommage de me priver de ces découvertes enrichissantes. Par contre, cela risque de me prendre plus de temps pour faire le travail s'il s'agit d'un domaine ou d'une technique que je ne maitrise pas bien.
    Mais en général les personnes pour qui je travaille me proposent des projets qui correspondent à mon univers, pas de place pour l'expérimentation quand il s'agit du milieu professionnel. Ils recherchent l'efficacité avant tout.
     
    As-tu une anecdote à nous raconter sur ton parcours artistique ?
    Là tout de suite rien de particulier ne me vient à l'esprit, à part que je me destinais à tout sauf à être Freelance ! J'étais même effrayée à l'idée de me retrouver là toute seule avec juste mon portfolio et toutes ces démarches à faire.
    Finalement, avoir tenté l'expérience est la meilleure chose qui me soit arrivée, je remercie tous ceux qui m'ont donné la chance de pouvoir travailler sur leurs projets et qui m'ont fait confiance. J'espère pouvoir continuer encore longtemps :)
     
    Quels sont tes projets ?
    Pour l'instant, cela se limite à trouver d'autres contrats pour cette année ^^
    Je débute et malgré mon enthousiasme et mon envie de travailler il n'est pas toujours facile d'avoir du travail.
    Côté projets personnels j'ai bien quelques trucs sur le feu, mais je prends mon temps pour laisser mûrir les idées et je gribouille quand l'inspiration me vient.
    Je suis d'un naturel très impatient et j'ai tendance à me lancer à fond dans quelque chose. Puis, quand l'enthousiasme de départ redescend, je laisse les choses de côté. Dans le monde professionnel, cette réactivité est bienvenue, car elle me permet de travailler vite et de façon efficace. Mais quand il s'agit de mes projets, ils ont tendance à finir au fond de mes cartons à dessin rapidement.
    Donc maintenant j'y vais lentement mais sûrement :)
     
    Pour conclure, qu'as-tu envie de nous dire ?
    Ahah, il me semble en avoir déjà dit beaucoup, j'espère que vous ne vous êtes pas endormi avant la fin : p
    Et bien je vous remercie de m'avoir lue et je vous souhaite une bonne lecture des autres nouvelles, si ce n'est pas déjà fait.
    N'hésitez pas à passer sur mon blog et à laisser des commentaires, c'est toujours enrichissant d'échanger avec d'autres sur son travail : florenceportfolio.blogspot.fr
    Dites-moi aussi si vous avez aimé l'illustration, ou pas d'ailleurs :)
     
    Bonne continuation à tous !